dimanche 22 octobre 2017

Le Bhaviṣya Purana: Shalivahana rencontre Jésus-Christ

« J'ai lu un livre sur le fait que Jésus était venu en Inde au Cachemire et avait rencontré l'un des rois Shalivahana. La rencontre est tirée dans un ancien livre des Puranas en sanskrit, qui peut-être, l'écrivain ne connaît pas. Il est écrit que le roi Shalivahana a demandé à Jésus quel était son nom, et il lui a répondu que son nom était Isa Masih.
Il lui a demandé:
-Pourquoi êtes-vous ici dans ce pays?
Il a dit:
-Je suis venu d'un pays où les gens sont "mlecchas" (impurs).
Les "Mlecchas", ce sont ceux qui désirent seulement être sales ou vulgaires et immoraux. A cette époque, en Inde, on appelait les étrangers Mlecchas, parce que les Indiens croyaient qu'ils n'avaient aucune idée de ce qu’est la purification ou la transformation. Quoi qu’il en soit, c’était la teneur de la conversation entre Shalivahana et le Seigneur Jésus-Christ. Alors Shalivahana lui ai demandé:
-Pourquoi ne retournes-tu pas d'où tu viens pour purifier ces gens et leur apprendre ce qu’est le nirmal tattva? (le principe de purification).
Ainsi, Je pense que le Christ est revenu et a été crucifié dans les trois ans et demi qui suivirent par les Romains qui ne s’intéressaient pas à leur salut.
Maintenant, la façon dont l'Église d'Angleterre tente de soutenir les mariages illégaux etc, en prenant le soutien de la théorie génétique montre à quel point les Indiens avaient raison d’appeler les Occidentaux des "Mlecchas". J'ai parlé de la théorie génétique dans le chapitre de la Meta science. »
Shri Mataji, Meta Modern Era, chapitre 6,1995, traduction, les Temps Meta Modernes, Publisud 2001

Le Bhaviṣya Purana est l'un des dix-huit grands puranas hindou. Il est écrit en sanscrit et attribué à Vyasa, le compilateur des Vedas. Le mot "bhaviṣya" signifie en sanscrit "prophétie". Pourtant, il a été étiqueté comme étant un purana, "purana" signifiant "venant des temps anciens", car il concerne quelques légendes. C'est l'un des puranas dans lequel on trouve une liste de dynasties royales du passé suivie d’une liste de rois à venir, d'où le nom de prophétie.
Des portions du texte sont tirées du "Livre de la loi" de Manu, y compris la partie sur la Création, mais d’autres textes sont plus récents.

Par exemple, le Bhavishya Purana traite des légendes de l'ère de Paramara qui associent les rois de Paramara à d’autres rois légendaires, afin de légitimer leurs revendications impériales. Le roi Paramara Bhoja y est décrit comme étant un descendant de Shalivahana, lui-même présenté comme un petit-fils de Vikramaditya. Selon le texte (3.1.6.45-7.4), le premier roi de Paramara était Pramara, né d'un foyer au Mont Abu (appartenant ainsi à l'Agnivansha). Vikramaditya, Shalivahana et Bhoja sont décrits comme étant les descendants de Pramara, et donc, tous membres de la dynastie Paramara.
Le Bhavishya Purana mentionne que Vikramaditya gouvernait Bharatavarsha (l’Inde) qui était délimitée par l'Indus à l'ouest, au nord par Badaristhana (Badrinath), à l'est par Kapila et au sud par Setubandha (Rameshwaram). Cent ans après sa mort, de nombreuses langues et de nombreuses religions se seraient développées dans les 18 royaumes de l'Aryadesha (pays des Aryas).
Quand les étrangers comme les Shakas ont entendu parler de la destruction du dharma en Aryadesha, ils ont attaqué le pays en traversant l'Indus et l'Himalaya. Ils ont pillé les Aryas et sont rentrés dans leurs pays emmenant des femmes aryas.
Shalivahana, le petit-fils de Vikramaditya, aurait ensuite assujetti les Shakas et d'autres barbares. Il aurait redéfini les maryadas pour distinguer les Aryens des Mlecchas (hommes impurs) et aurait établi l'Indus comme frontière naturelle entre les terres aryennes et la terre des Mlecchas.
Par la suite, Shalivahana se serait rendu dans une montagne enneigée au pays des Hunas et y aurait rencontré Isamasi, c'est-à-dire Jésus-Christ entre l'an 39 et 50. Jésus serait venu pour rechercher la vérité qui avait été détruite dans le pays des Mlecchas d’où il venait.
Shalivahana se serait incliné devant lui et avant de retourner chez lui.
En Aryadesha, il aurait accompli un rituel "ashvamedha yajna", puis
après 60 ans de règne serait monté au ciel.
500 ans après Shalivahana, son descendant Bhoja a également combattu des envahisseurs étrangers comprenant "Mahamada", un personnage modelé sur Mohammed et peut-être Mahamud Ghazanvi.
Selon Theodor Aufrecht, les passages sur Jésus ont été insérés par un employé de la presse de Venkatesvara, qui aurait publié sa première édition imprimée du texte en 1897. Selon Giorgio Bonazzoli, cette partie aurait été insérée par "un certain pandit intelligent" au XIXème siècle. Cela ne veut pas dire que la tradition orale n’est pas plus ancienne.


Voici la description de la rencontre entre Jésus et Shalivahana qui se trouve aux versets 17 à 32 du chapitre intitullé "Chaturyuga Khanda Dvitiyadhyayah" du Bhavishya Purana.

Textes 17 à 21
Vikramaditya-pautrasca
pitr-rajyam grhitavan
jitva sakanduradharsams
cina-taittiridesajan

bahlikankamarupasca
romajankhurajanchhatan
tesam kosan-grhitva ca
danda-yogyanakarayat

sthapita tena maryada
Mleccharyanam prthak-prthak
Sindhusthanam iti jneyam
rastramaryasya cottamam
Mlecchasthanam param sindhoh
krtam tena mahatmana
ekada tu sakadiso
himatungam samayayau

"Il était une fois un roi régnant sur les Aryens qui s'appelait Shalivahana et était le petit-fils de Vikramaditya, qui occupait le trône de son père. Il avait vaincu les Shakas qui étaient très difficiles à maîtriser, les Cinas (Chinois), et les gens de Tittiri et de Bahikaus qui pouvaient assumer n'importe quelle forme de leur choix. Il avait également vaincu les gens de Rome et les descendants de Khuru, qui étaient trompeurs et méchants. Il les avait punis sévèrement et avait pris leurs richesses. Shalivahana a ainsi établi les frontières séparant les différents pays des Mlecchas (gens impurs)et des Aryens. C'est ainsi que Sindusthan a été considéré comme étant le plus grand pays. Shalivahana a désigné le pays des Mlecchas comme étant au-delà de la rivière Sindhu et à l'ouest."

Texte 22
ekadaa tu shakadhisho
himatungari samaayayau
hunadeshasya madhye vai
giristhan purusam shubhano
dadarsha balaram raajaa

"Il était une autre fois, le vainqueur des Shakas est allé dans les Himalaya (Himatunga) et jusqu’au milieu du pays Ladakh (Huna, proche du mont Kailash au Tibet occidental). Le roi puissant Shalivahana y a vu un homme bienveillant qui vivait sur une montagne. Le teint de l'homme était doré et ses vêtements étaient blancs."

Texte 23
ko bharam iti tam praaha
su hovacha mudanvitah
Ishaa purtagm maam viddhi
kumaarigarbha sambhavam
"Le roi a demandé, 'Qui êtes-vous monsieur?' 'Vous devriez savoir que je suis Isha Putra, le Fils de Dieu', a-t-il répondu avec félicité, et ‘Je suis né d'une vierge.’"

Texte 24
Mleccha dharmasya vaktaram
satyavata paraayanam
iti srutva nrpa praaha
dharmah ko bhavato matah
"Je suis celui qui expose la religion des Mlecchas et j'adhère strictement à la Vérité Absolue. En entendant cela, le roi demanda: Quels sont les principes religieux selon vous?"

Textes 25 à 26
shruto vaaca mahaaraaja
praapte satyasya samkshaye
nirmaaryaade Mlechadeshe
masiiho 'ham samagatah

Ishaamasii ca dasyuunaa
praadurbhuutaa bhayankarii
taamaham Mlecchataah praapya
masiihatva mupaagatah
"En entendant ces questions de Shalivahana, Isha Putra a dit: 'O roi, quand la destruction de la vérité s'est produite, moi, Masiha le prophète, je suis venu dans ce pays de gens impurs où il n'y a ni foi ni loi. Voyant que cette terrible condition irréligieuse des barbares se répandaient du pays de Mleccha-Desha, je me suis mis à être prophète."

Textes 27 à 29
Mlecchasa sthaapito dharmo
mayaa tacchrnu bhuupate
maanasam nirmalam krtva
malam dehe subhaasbham

naiganam apamasthaya
japeta nirmalam param
nyayena satyavacasaa
manasyai kena manavah

dhyayena pujayedisham
Surya-mandala-samsthitam
acaloyam prabhuh sakshat-
athaa suuryacalah sada
"Veuillez s’il vous plaît entendre, O roi, quels sont le principes religieux que j'ai établis parmi les Mlecchas. L'entité vivante est sujette aux bonnes et mauvaises contaminations. Le mental devrait être purifié par le recours à la bonne conduite et à la performance du japa (chant des saints noms de Dieu). En chantant les noms sacrés, on atteint la plus grande pureté. Tout comme le soleil immobile attire les éléments de tous les êtres vivants de toutes les directions, le Seigneur du Surya Mandala (la planète solaire) est fixe et charismatique, et il attire le cœur de toutes les créatures vivantes. Ainsi, en suivant les règles, en disant ces paroles de vérité, avec une harmonie mentale et par la méditation, ô descendant de Manou, il faut adorer ce Seigneur immuable."

Texte 30
Isha muurtirt-dradi praptaa
nityashuddha sivamkari
Isha Masihah iti ca
mama nama pratishthitam
"Ayant placé la forme éternellement pure et bienveillante du Seigneur Suprême dans mon cœur, ô protecteur de la Terre, j'ai prêché ces principes selon la propre foi des Mlecchas et c’est pourquoi mon nom est devenu Isha Masiha."

Texte 31
iti shrutra sa bhuupale
natraa tam Mlecchapujaam
sthaapayaamaasa tam tutra
mlecchasthaane hi daarune
"Après avoir entendu ces paroles et avoir rendu hommage à celui qui est vénéré par les impurs, le roi lui a humblement demandé de rester là-bas, dans cet horrible pays des Mlecchas."

Texte 32
svaraajyam praaptavaan raajaa
hayamedhan ciikirat
raajyam kriitvaa sa shashthyabdam
svarga lokamu paayayau
"Le roi Shalivahana, après avoir quitté son royaume a exécuté un asvamedha yajna et après avoir régné pendant soixante ans, est monté au ciel. Maintenant s'il vous plaît, écoutez ce qui s'est passé quand le roi est allé dans le monde céleste de Svarga Loka."

Ainsi se termine le deuxième chapitre intitulé "L'âge de Shalivahana" de l'histoire du Kali Yuga du Chaturyuga Khanda, également appelé Pratisarga-parva, appartenant au purana Bhavishya.
Peinture: L'Ascension par Giotto
Publié par dictionnaire sahaja yoga

samedi 21 octobre 2017

Bhai Duj, cinquième jour du Diwali

« C’était complètement inattendu que nous ayons un puja ici ou que nous ayons un programme de ce genre. Mais J’ai senti que quelque chose avait été oublié dans ce programme qui avait été très rapide, comme vous le savez, J’ai du aller de Londres à Francfort, en Amérique et à Bogota, puis revenir, puis en Andorre et tous ces endroits encore. J’ai cru que maintenant c'était fini. Et je suis venue ici à Londres pour apprendre qu'il y avait un puja qui n'avait pas été fait, celui du Vishuddhi gauche, et cela coïncide avec le raksha bandhan, parce que c'est la relation entre frère et sœur.
Donc, si vous regardez l'histoire, vous voyez que Shri Krishna est né le même jour que sa sœur, et que Vishnumaya a été transférée, transformée, devrais-je dire, ultérieurement en éclairs. Mais c’est elle qui a annoncé l’existence de Shri Krishna à cette époque-là. Elle a annoncé qu’il était né, qu’il vivait, qu’il existait bien au présent. C’est le travail du Vishudhi gauche, de la foudre, et vous avez vu que chaque fois que Je vais à quelque part, ou que Je vais donner un programme ou autre chose, juste avant, il y a des éclairs, du tonnerre, tout cela apparaît dans le ciel, voyez-vous, pour faire cette annonce. C'est donc l'une des choses utilisées pour annoncer.
Pour que cela soit plus pratique et plus facile à comprendre, on utilise aujourd’hui l’électricité pour la télévision, pour nos annonces, pour faire passer aux gens des messages de grande importance- Je ne sais pas si c’est ce qu’ils font, peut-être pas.
De même, nous devrions utiliser notre Vishudhi gauche pour annoncer la venue de l’Adi Shakti. Mais au contraire, les gens se mettent à utiliser leur Vishudhi gauche comme une poche prête à se remplir du surplus de leur ego. Quand on se sent coupable, avant tout, c’est parce que notre sens des relations n’est pas bon.
Par exemple, nous ne comprenons pas la relation frère-sœur, qui est très pure et au-delà de toutes contaminations. Mais comme vous le savez, en Occident, peut-être à cause de l’alcool ou de toutes autres sortes de chose que l’on fait qui vont à l’encontre de la conscience (perception), nous avons perdu notre système de valeurs. Et avec cela, on a aussi perdu le principe pour comprendre ce qu’est un frère et c qu’est une sœur.
Vishnumaya est donc très importante, extrêmement importante. Grâce à elle a lieu la proclamation d'une Incarnation.
C'est, peut-on dire, dans le cosmos que la télévision fait des annonces. Cela fonctionne bien.
Mais dans notre être, Vishnumaya réside dans le Vishudhi gauche. Et Je trouve que Vishnumaya est celle qui souffre le plus, surtout en Occident, car c’est une mode de se sentir coupable au sujet de tout.
Normalement, disons, quand Vishnumaya a elle-même annoncé que Shri Krishna était né et existait bien cette Terre, si vous voyez les choses d'un point de vue pratique, vous pourriez penser qu’elle a mal agi. Parce que dire à Kamsa que Shri Krishna existe et qu'il demeure et est toujours vivant, c’est le mettre un danger. Et quelqu’un d’autre se serait senti coupable plus tard: "Oh, pourquoi ai-je fait ça? Si je ne lui avais pas dit, il ne l'aurait pas su." Mais c'était la chose à faire, c'est le travail que les Incarnations doivent faire.
Donc, il nous faut voir par nous-mêmes ce qui nous fait nous sentir coupable pour de petites choses, c’est en fait notre ego qui réagit contre nous, et qui veut nous réconcilier avec les erreurs que nous avons commises. Par exemple, certaines personnes se sentent coupables d’avoir dit quelque chose qu’elles n’auraient pas du dire, ou peut-être d’avoir fait quelque chose qu’elles n‘auraient pas du faire normalement, pas forcément sur les bases de Sahaja Yoga, ce peut-être par rapport à quelque chose de très futile aussi.
Par exemple, si quelqu’un renverse du café, il se sentira coupable. Ou si quelqu’un ne place pas un couteau au bon endroit, à gauche (au lieu d’être à droite de l’assiette), il se sentira coupable.
Je veux dire, il y a des choses aussi stupides que cela qui sont considérées comme des normes par la société. Et les gens se mettent à penser que ces normes sont très, très importantes, comme si elles étaient liées au dharma, et qu’il fallait les maintenir. Mais ces normes sont faites par l’homme, la plupart d’entre elles ont été instituées par l’homme, voyez-vous, et certaines sont vraiment stupides »
Shri Mataji Nirmala Devi, Vishnumaya puja, Shudy Camps, Angleterre, 20/08/1988

Le cinquième jour du Diwali correspond à la fête du raksha bandhan, appelé "Bhaiya duj" ou Bhai duj" en hindi ou "Bhau bij" en marathi. En marathi, "bhau" signifie "frère et "bij" le deuxième jour de la Lune lors du Diwali.
Publié par dictionnaire sahaja yoga

vendredi 20 octobre 2017

Nouvel an, quatrième jour du Diwali


« Donc aujourd'hui c'est le jour où nous célébrons le Nouvel An en Inde. En l'état, les dates en Inde et ici sont différentes, mais aujourd'hui c'est le Nouvel An des Shalivahanas, de mes ancêtres. Si vous aviez posé des questions à ces gens, ils vous auraient parlé de Shalivahan. Maintenant, c’est à moi de tout vous dire, à quoi bon les amener ici? Or, nous avons deux calendriers en Inde - l'un est de Vikram et l'autre de Shalivahan. Et lorsque Shalivahan a vaincu Vikaramaditya- Shalivahana est une dynastie – (Shalivahana) appelé Babruvahan, c’est le nom du roi qui a vaincu Vikram. Babruvahan était le roi de cette dynastie. Babruvahan
Et c'est ainsi qu’aujourd'hui, c’est le Nouvel An pour nous tous parce que nous sommes des Shalivahanas. Shri Mataji rit
Comme ils étaient des dévots de la Déesse et qu'ils portaient le châle de la Mère, en ce jour, ils prennent un châle et le mettent sous une kumbha (cruche), qui représente la Kundalini, et en font un drapeau. Donc aujourd'hui c'est le jour pour ça. Le Diwali, c’était en fait hier, quand Je suis arrivée ici. Et J'ai vu partout le Diwali des lumières.
Alors c’est hier que Narakasura a été tué, dans la matinée, et a été mis en enfer. Et le soir, ils célèbrent cela avec des lumières. On dit qu’en ce jour, Lakshmi, la Déesse de la richesse, visite vos maisons. Et toutes les maisons qui sont bien éclairées reçoivent les bénédictions de Lakshmi.

Notre Lakshmi puja en Italie a cette valeur symbolique que Lakshmi devrait répandre ses bénédictions sur l'Italie et aussi sur tous ceux qui sont venus de Londres en avion pour la vénérer.
Shri Mataji rit
Tous les autres Européens sont déjà bénis. Shri Mataji rit
Je veux dire que vous avez tous expérimenté les bénédictions de Lakshmi, n'est-ce pas?
Mais là où il y a de la saleté, c’est là que se pose l'attention de la Mère. Et c’est ainsi que nous avons ce beau puja ici, bien que demain, Je vous parlerai, au niveau subtil, de la raison pour laquelle il est important d'avoir ce puja ici.

Donc aujourd'hui c'est le jour du Nouvel An et nous devrions nous demander pourquoi nous avons-nous de nouvelles années- quel est le besoin d'avoir un Nouvel an? La raison en est que c'est le jour où vous commencez quelque chose de nouveau, que vous recommencez quelque chose. C'est le jour où nous devons nous promettre à nous-mêmes, promettre aux autres, à votre Mère, à votre Gourou, que vous devez vous extraire des griffes de l'ignorance et des ténèbres, vous extraire des servitudes de l'ego, que vous devez devenir une personnalité totalement éclatante et libre et que vous devez combattre les influences du surperego. Et tous les mauvais conditionnements devraient être rejetés comme l’on rejette des vêtements déchirés pour porter de nouveaux et beaux vêtements de Sahaja Yogis. »
Shri Mataji Nirmala Devi, Diwali Puja, jour précédant, Tivoli, Rome, 16/11/1985

On trouve une trace du roi Shalivahana dans le poème héroïque d'Ananta, "Viracharita", écrit au XXII siècle. Il le mentionne comme étant un rival du roi Vikramaditya d'Ujjain. Selon Ananta, Shalivahana a vaincu et tué Vikramaditya, puis a établi son règne à Pratishthan.
Shudraka était un proche de Shalivahana et de son fils Shakti Kumara. Plus tard, Shudraka les a trahi tous deux en s'alliant avec les successeurs de Vikramaditya et a vaincu Shakti Kumara. Cette légende est pleine d'histoires mythologiques.
Publié par dictionnaire sahaja yoga

 
So today is the day where we celebrate the New Year in India. As it is, the dates in India and here are different, but today is New Year of the Shalivahanas, of My forefathers. If you had asked these people, they would have told you about Shalivahan. Now I have to tell you everything so what’s the use of bringing them here? Now, we have two calendars in India – one is Vikram and the another is Shalivahan. And when Shalivahan defeated Vikaramaditya- Shalivahana is a dynasty- [Shalivahana] called Babruvahan was the name of the king. He defeated Vikram. Babruvahan was the king in that dynasty. Babruvahan.
And that is how today is the New Year for all of us because we are Shalivahanas. [Shri Mataji laughs]
Because they were the worshippers of the Goddess and they use to carry the shawl for the Mother and on this day they take a shawl and put it on a kumbha, which is the representative of the Kundalini, and raise the flag. So today is the day for that. Diwali was actually yesterday, when I arrived here and I saw the Diwali of the lights all over.
So yesterday Narakasura was killed in the morning time and put in the hell and in the evening they celebrated it with lights. That’s the day people say that the Lakshmi, the Goddess of wealth, visits your houses. And all the houses which are lighted well, receive the blessings of the Lakshmi.
Our Lakshmi Puja in Italy has this symbolic value that Lakshmi should shower Her blessings on Italy and also on all those who came by plane to worship Her from London. [Shri Mataji laughs]
All the other Europeans are already blessed. [Shri Mataji laughs]
I mean, you all had experiences of the blessings of Lakshmi, didn’t you?
But wherever there is the dirt, there the attention of the Mother goes. And that is how we have this beautiful puja here, though tomorrow I will tell you, in a subtle way, how it is important to have this puja here.
So today is a day of a New Year and we should think why do we have new years – what is the need to have a New Year? The reason is that, that is the day you start something new that you start something afresh. This is the day when we have to promise to ourselves, to others, to your Mother, to your Guru, that you have to get out of the clutches of ignorance and darkness, that you have to get out of the bondages of ego, that you have to become absolutely a free glorious personality and that you have to fight the superego influences. And all the bad conditionings should be thrown as torn clothes and should wear new beautiful clothes of Sahaja Yogis.

jeudi 19 octobre 2017

Amavasya, Diwali, troisième jour du festival

« Puis au quinzième jour, c’est la nuit la plus sombre, c'est la nuit la plus sombre quand il n'y a pas de Lune. Absolument, c'est le jour où ils célèbrent le Diwali. Mais symboliquement, en Inde aussi, c’est ce jour-là que Shri Rama est retourné à Dwari- chez lui, et qu’il a été couronné, ce jour-là.
Donc, la signification du Diwali s'exprime ainsi: c'est le jour où, alors que Narakasura, avec le reste des autres ont été tués, sont tous allés à Narak, en enfer, les gens sont maintenant à l’abri et célèbrent leur joie. Et c'est le moment où le Christ est né. C'est pourquoi les lumières sont allumées dans la nuit, parce qu'il est né à minuit.
Donc, le lendemain de ce jour est seulement célébré, en Inde, dans le Maharashtra. Je ne sais pas si d’autres gens le célèbrent autrement. Je ne sais pas. Est-ce que vous le célébrez?
Sahaja Yogi: Je ne sais pas.
Shri Mataji: Ce n’est pas grave. (Le lendemain) c'est le premier jour de la lune. C'est-à-dire que les ancêtres de votre Mère, les Shalivahanas, ont commencé un calendrier à partir de cette date. Et donc en ce premier jour, cela signifie le premier jour de la lune, ils célèbrent le Nouvel An.
Alors voyez, symboliquement, le Christ est né et le lendemain, c’est le Nouvel An qui est célébré. Dès qu'il est né, le Nouvel An commence. Donc, l'année suivante commence, c’est le Nouvel An. C'est une nouvelle année dans de nombreuses régions de notre pays où a vécu Shalivahana. Ce Shalivahan était mon ancêtre. Je devrais plutôt dire qu'ils étaient juste une dynastie. Et cette dynastie a régné en Inde pendant très longtemps. Même dans les anciens Puranas, il est écrit qu'ils ont aidé Krishna à la guerre. Vous connaissez tous très bien l'histoire de Shalivahana. Et c’est ainsi que la nouvelle année commence. Donc, pour nous, c'est une nouvelle année, pour les Sahaja Yogis, c'est une nouvelle année, nous devons l'accepter. Et votre Mère est de cette dynastie. Je veux dire que Je ne vous force pas, mais si vous voulez, vous pourriez prendre fêter ce nouvel an. »
Shri Mataji Nirmala Devi, Diwali Puja, Hampstead, Londres, 09/11/1980

Amavyasa veut dire nouvelle lune. C’est en ce jour que le Diwali proprement dit se fête. Le jour suivant c’est le nouvel an selon le calendrier des Shalivahan, Shalivahan shaka smavat, et aussi pour les sikhs. Les autres Indiens, ainsi qu’au Népal, suivent le calendrier de Vikram samvat (calendrier) dont le nom vient du roi Vikramaditya.

Then the fifteenth is that darkest night, that’s the darkest night when there is no Moon. Absolutely that’s the day when they celebrate this Diwali. But symbolically, in India also, Shri Rama returned to Dwari- to his place on that day and was crowned on that day. So the significance of Diwali is expressed in this manner: that this is the day when Narakasura, with all of them are killed, they have all gone to Narak, they have gone to the hell, and the people now are safe from them and they are celebrating the joy. And that is the time when Christ was born. That’s why lights are lit just in the night, because He was born at twelve o’clock in the night. 
So the next day to that is the day is celebrated in India only in Maharashtra. I don’t know people celebrate otherwise I don’t know. Do you celebrate? 
Sahaja Yogi: I don’t know. 
Shri Mataji: Makes no difference. That’s the first day of the Moon. That is the forefathers of your Mother, Shalivahanas, they started a calendar, from that date. And so on the first, that means the first day of the Moon, the New Year is celebrated. Now see, symbolically if Christ is born and the New Year is celebrated, next day. As soon as He is born, New Year starts. So next year it starts: the New Year. That is a New Year in many parts of our country where Shalivahana lived. This Shalivahan was my forefather, I should say they were my- they were just a dynasty. And this dynasty ruled in India since very long. Even in the old puranas it is written that they helped Krishna in their war. You know all the story about Shalivahana quite a lot. And so the New Year started. So for us, that is the New Year, for Sahaj Yogis that is the New Year, we have to accept it. And your Mother is of that dynasty. I mean, no force on you, but if you like you could have it.
Publié par dictionnaire sahaja yoga

mercredi 18 octobre 2017

Naraka Chaturdashi, deuxième jour du Diwali


« J'ai aussi vu qu'il y a des forces qui fonctionnent comme ça: quelqu'un veut faire quelque chose, parce qu'il a cette envie de le faire, vous ne devriez pas casser son élan. Si c’est bien sur le principe, vous devriez dire: "Vas-y, nous sommes avec toi". Et c'est pourquoi, vous voyez, les gens n’y arrivent pas. C’est comme pour avoir une maison collective - n'importe quel endroit conviendra si tout le monde a une attitude positive, si quelqu'un essaie d’agir pour une chose collective. Mais tout le monde dira: "Mais, voyez-vous, si vous louez cette maison collective, alors qui paiera pour cela? Nous ne sommes que cinq personnes." Mais Mère est là pour s'occuper de vous. Ensuite, il y aura une autre excuse: "Vous voyez, si vous prenez cette maison, il pourrait y avoir ceci et cela-" Mais prenez-là d'abord et vous verrez bien.
Par exemple, vous commencez à conduire et vous dites: "D'accord. Nous allons dans cette direction, mais il pourrait y avoir du trafic." Mais allons-y voir s'il y en a ou non! Comment pouvez-vous en parler d’avance? Je veux dire, avant de faire face à la situation, il y aura dix suggestions qui sortiront immédiatement comme un diable de sa boîte. Ce diable, monté sur ressorts, va soudainement commencer, vous voyez, à donner de sages conseils, couper l’herbe sous le pied des gens qui essaient de faire quelque chose. C'est une expérience très commune, cela c’est produit pour moi aussi. Vous voyez, nous avons voyagé en voiture- Je veux dire, que dans toute l’Amérique, J'ai dit aux gens: "Maintenant, s'il vous plaît, taisez-vous. Allez-vous maintenant, s'il vous plaît, comprendre que nous devons faire les choses ? "

Ils ont décidé d'avoir un programme, une fois que ce programme-ci avait été fini. C'était, Je pense, à Vancouver. Et j'ai dit: "Très bien alors invitez-les aussi pour le puja" parce que nous n'avons pas le temps maintenant d'attendre qu'ils aient grandi et tout ça; appelez-les pour le puja". Et j'ai rajouté: "Venez pour déjeuner aussi". Ils ont eu peur! "Mère, nous n'avons pas pris nos dispositions". J'ai dit: "Que se passes-t-il? Nous ferons des cholas." "Nous n'avons pas de cholas, comment les faire tremper?" J'ai dit : "Ne vous inquiétez pas". Je leur ai dit: "Allons dans un restaurant indien, et nous trouverons des cholas". Ils ont dit: "Ce n'est pas possible, Mère, qui les fera?" J'ai dit: "Mais allons-y, Je vous dis d’y aller."
Il y a eu une discussion à ce sujet durant une demi-heure environ. "Oh! Mère a dit cela, mais comment faire? "J'ai dit:"Voulez-vous s'il vous plaît m'emmener dans un restaurant indien ? N'importe où?" "Oh, nous devons conduire environ 5 kilomètres." J'ai dit:"Ce n’est pas grave." "Il est déjà 11h30, il sera 12 heures au moment où nous y serons, il n'y aura personne." J'ai dit: "Je vous dis de m'emmener dans un restaurant indien, pourquoi ne m’y emmenez-vous pas?" Et ils continuaient à discuter, discuter. J'ai dit: "Maintenant, vous allez m’emmener?" J’avais envie de prendre un pistolet -Rires - et de dire : "Haut les mains. Allons-y!" Tout le monde rit
Et comme J'ai vraiment insisté, ils m' y ont conduite à contrecœur. Il y avait un restaurant là-bas. Je leur ai dit: "Maintenant, rentrez et dites à cet homme que nous voulons cinq kilos de cholas, si vous avez des chanas (pois chiches)". Il a dit: "J’en ai." Ils se sont dit qu’il fallait mieux les acheter, alors il nous les a vendus. Et il a dit: "Je ne sais pas pourquoi je vous les vends, je ne le fais jamais, mais je vous les vends".  Rires 
Et il nous les a vendus. Et puis il a dit: "Il y a un magasin ici." Et il a demandé à la personne d'ouvrir le magasin et de nous donner à acheter tout le reste (de pois chiches). Et le lendemain, nous avons eu un bon plat de cholas. Je les ai préparés pour eux. Dons, nous en avons eu.
Mais avant d’y aller, vraiment, Je vous le dis, ils m’ont cassé les pieds! Même à Toronto, à Toronto, c’était bien pire, bien pire. J'ai vu que c’est partout pareil. Vous essayez de faire quelque chose: par exemple, vous devez prendre cette maison collective ashram, immédiatement, il y aura dix personnes sages qui feront un "sitting" pour discuter: "Mais pour cela, comment pouvons-nous faire?" C’est ainsi que vous n’en avez pas. »
Shri Mataji Nirmala Devi, deuxième jour du Diwali, conversation avec les Yogis, feu de camp, Surbiton, UK, 05/11/1983

Le deuxième jour du festival du Diwali, le quatorzième jour de la lune, s’appelle "Naraka Chaturdashi". "Naraka" signifie "Enfer", "chaturdashi", quatorzième. Il est très important, car c’est le jour où Narakasura (asura, démon) a été tué mais aussi où tous les autres démons sont tués et jetés en Enfer. C'est le jour où les portes de l'enfer sont grandes ouvertes. Justement, ce jour-là, les Sahaja Yogis sont censés dormir durant la nuit et jusqu’à tard le matin car et les démons rodent dans l’espoir d’éviter l’enfer. Il y a beaucoup de traditions hindouistes qui prônent des rites absurdes. Par exemple, il faut souvent jeûner pour ceci ou cela. Par contre, le jour où les portes de Naraka sont ouvertes, les gens se lèvent à quatre heures, prennent leur bain et mangent beaucoup alors que le bon sens devrait leur suggérer d’éviter ce rituel, car sinon, les démons passeront dans leur estomac à travers la nourriture pour éviter de se retrouver en enfer. C’est pourquoi, ce jour-là, il ne faut pas festoyer dès l’aube mais au contraire rester frugal jusqu’au déjeuner.
Il y a plusieurs histoires qui se télescopent pour expliquer la mort de Nakasura. L’une d’elle dit que Satyabhama, la deuxième épouse la plus importante de Shri Krishna, qui est une incarnation de Shri Lakshmi, a aidé Krishna à vaincre le démon Narakasura. D’autres racontent que c’est Kali, ou bien Kartikeya soutenus par les pouvoirs de la Déesse.
Publié par dictionnaire sahaja yoga


Also I have seen that there are forces working like this. Now, somebody wants to do something, because he wants to do it, you should not cut it out. On principle if it is good you should say: “Go ahead, we are with you”. And that’s why, you see, people don’t work out. Like getting an ashram – any place will work out if everybody has positive attitude, if somebody is trying for that every collective thing. But everybody will say: “But, you see, if you take the ashram then who will pay for it? We are only five people.” But Mother is there to look after you. Then will be another excuse something coming up that: “You see, if you take the ashram there could be such and-” But you just take it first of all and see for yourself. Like you start driving and you say: “All right. We are going this way, but there could be a jam”. But let us see if there is or not. Before hand how are you saying? I mean before facing the situation there will be ten suggestions immediately coming like a cock. Jack in the box suddenly will start, you see, giving their wise advice, cutting the legs of the people who are trying to do something. It’s a very common experience I have had with Myself also. We are going now, see, in the car; I mean throughout America I have been telling people: “Now will you please shut up. Will you please now understand, let us do it.”
They decided to have a program after this program was over. It was in, I think, Vancouver. And I said: “All right then call them also for puja” because we have no time now to wait till they grew up and all that; call them for puja. And I said: “Come and have lunch also”. They’ve got a fright! “Mother we have not made any arrangements”. I said, “What is there? We will make chola”. “We have no cholas, how to soak it?” I said “Don’t you worry.” I told them, “Let us go to some Indian restaurant here and we’ll get the chola [chana or chickpea].” They said: “It’s not possible Mother, who will?” I said: “But let us go, I’m saying, let us go”.
There was a discussion about it for about half an hour. “Oh! Mother is saying but how to..?” I said, “Will you please take me to some Indian restaurant, anywhere?” “Oh we have to drive about 3 miles.” I said: “Doesn’t matter”. “It’s already 11.30 it will be 12 o’clock by the time we go there, there won’t be anybody”. I said: “I am telling you take me to some Indian restaurant, why don’t you take Me?” And the argument was on and on. I said, “Now, will you take Me?” I felt like taking a pistol [Laughter] and now, I said: “Hands up. Let’s…” [Laughter]
And when I insisted too much then very reluctantly they drove Me down. There was a restaurant there, I said: “Now go inside and tell this man that we want five kilos of this cholas with you if you have got chana.” So he said: “I have got it.” They said: “Better get it for us”. So he sold us. And he said: “I don’t know why I am selling it you, I never do that way, but I am selling it to you”. [Laughter] And he gave us. And then he said: “There’s a shop here” And he asked the person to open the shop and he gave us all the rest of it and next day we had a nice cholas. I’ve made them for them. So we had it.
But before starting they really, I tell you, they ate my head off. Same in Toronto, Toronto was much worse, much worse. Everywhere I found this is the thing. You try to do something. Now you have to take this ashram. There will be ten wise people immediately sitting “But for this how can we do it?” Then you don’t have it.

mardi 17 octobre 2017

Dhanteras, premier jour du Diwali

« Dans notre pays, les gens font beaucoup de mauvaise choses pour l'argent, c'est très mauvais. Mais vous avez une responsabilité, celle de reconnaître Lakshmi comme étant la Déesse, de la vénérer et de comprendre que vous ne pouvez pas vous moquer de Lakshmi. Lakshmi vous bénit et continuera à vous bénir. Comme il y a peu de ces gens pervers, vous devriez éprouver du contentement à ce que Lakshmi réside dans votre être et qu’elle ait, pour vous, accumulé tous les moments de joie et de réconfort. Vous allez avoir recevoir cela et l'avez déjà reçu. Alors, essayez simplement de comprendre que mon arrivée ici aujourd'hui est une question de chance. Je n'avais pas l’idée de venir ni ne savais comment venir. Mais Je savais qu’il me faut venir ici régulièrement en ce jour, et ce n'est qu’ainsi que cela est arrivé.
Je suis venue personnellement ici. Je sais qu'il y a beaucoup de Sahaja Yogis maintenant, et Je sais que certains d'entre vous ne pouvaient pas venir, mais cela n'a pas d'importance. Je parle pour tout le monde, et Je suis sûre que tout le monde va vénérer Lakshmi. Et pour un puja à Lakshmi, il faut comprendre ce que sont toutes les formes de Lakshmi, quelle est sa nature. Nous ne pouvons pas la comprendre, et si nous ne pouvons pas la comprendre, nous suivons le mauvais chemin.
Donc, il faut comprendre qu'elle est la Déesse et qu'elle est votre Mère, et qu'elle peut faire n'importe quoi pour vous, parce qu'elle est très puissante et très affectueuse. Elle ne vous créé aucun problème. Si vous êtes coincé quelque part, elle vous sauvera. Telle est la bénédiction, la grandeur de Lakshmi. Surtout ici, si les fonctionnaires comprennent que c'est ici à Delhi que réside Lakshmi, tout le monde du business ira bien.
Parfois, nous avons l’impression que Lakshmi devrait bénir ce pays. Ce n'est pas le sujet, c’est nous qui faisons des erreurs pas elle. Elle pardonne, et très douce avec nous, avec chacun de nous. C’est nous qui nous torturons nous-mêmes, qui sommes en contradiction avec nous-mêmes. Décidons de ne faire aucun mal, Je suis sûre que grâce au programme qui a été organisé à Delhi, ce sera ici la terre de Lakshmi. Donc, ici en ce jour, personne n'insultera Lakshmi, ni n’essayera de la déprécier.
Elle a énormément relevé la situation de notre pays, alors nous devons la vénérer. Nous devons la reconnaître, reconnaître qu’elle est notre Mère. Nous devrions la respecter en tous sens. Si Je vous parle ainsi c’est que vous êtes des Sahaja Yogis, et que vous savez qu’aujourd'hui est le jour où Lakshmi est vénérée. C’est une Mère qui ne vous laissera pas vous égarer, quoi qu'il arrive. Il suffit de reconnaître Lakshmi comme étant votre Mère avec un cœur pur. Tous ceux qui ont le cœur pur rejoindront définitivement Sahaj Yoga, car cela aura un effet sur tout le monde.
Que Lakshmi vous bénisse tous. Je sais que ce sera le cas.
Sahaja Yoga s'est largement développé ici. … et ici nous devons faire un autre type de travail aussi. Vous savez, nous avons beaucoup de terrain et le travail se poursuit là-bas. Tout se fait tout seul. Je ne fais rien. Les choses se font d’elles-mêmes et Je sais que vous n'avez rien à faire, les choses se font. Et deuxièmement, quels que soient vos désirs, il n’y a qu’ici qu’ils se réaliseront et tout ce que vous voulez savoir, les bénédictions de Lakshmiji vous les donneront. Donc aujourd'hui c'est le jour de la grâce de Lakshmi (Laksmi kripa). »
Shri Mataji Nirmala Devi, Diwali puja, premier jour de Dhanteras, traduit de l’hindi, Noida, New Delhi, Dehli, 29/10/2008

Le premier jour du Diwali est appelé Dhanteras et marque le début du festival du Diwali; c’est le treizième jour de la Lune, jour où l’on célèbre Gruha Laksmi. Il est dédié à la célébration de la Lakshmi de la maison, et pour cela, on achète traditionnellement de l’or et de nouveaux ustensiles de cuisine. Les maisons sont également préparées afin d’accueillir la Déesse.
Publié par dictionnaire sahaja yoga

In our country, people do a lot for the sake of money, wrong things, that is very bad. But you have got a responsibility, to recognise Lakshmi as Devi, and worship Her and understand that you cannot make fun of Lakshmi. Lakshmi blesses you and will go on blessing you. As such evil people are a few only, and you should be contented that Lakshmi resides in your being and has accumulated all moments of joy and comfort for you. You are going to get all that and are have already got it. Now, you simply try to understand that my coming to this place today is a matter of chance. I didn’t have any such idea nor, it was in my knowledge. But I knew that I should come here regularly on this day, and it happened like that only.
I have come here myself, I know there are lot of Sahaja Yogis now, and I know, some of you could not come, but it doesn’t matter. I am talking about everyone, and I am sure that everyone will worship Lakshmi. And in the Lakshmi puja one should understand all forms of Lakshmi, what is Her nature. We cannot understand Her, and if we cannot understand Her, we follow the wrong path.
So it should be understood that She is the Devi and that She is your Mother, and that She can do anything for you, because She is very powerful and very affectionate, She doesn’t put you to any problem. If you get stuck up somewhere, She will save you. Such is the blessing, greatness of Lakshmi. Here, especially Government workers, if they understand that this is the place where Lakshmi resides, the whole business will be ok.
So, sometimes, we feel that Lakshmi should bless this country. It is not so, we make mistakes not She. She is forgiving, and very kind to us, to all of us. But we ourselves torture ourselves, contradict ourselves. And if it is decided that, we will not do any wrong act, I am sure, that the programme that was organised in Delhi, and it is the Land of Lakshmi. So, here on this day, nobody will insult Lakshmi, try to belittle Her.
She has raised the status of our country tremendously, so we have to worship Lakshmi. We have to recognise Lakshmi, and She is our Mother. We should respect her out and out. Why I am telling you so, because you are Sahaja Yogis, and you know that today Lakshmi is worshipped and She is such a Mother who will not leave you astray come what may. You only recognise Lakshmi as your Mother with a clean heart. All such people will definitely join Sahaja Yoga, because it will have its effect on everybody.
May all of you will be blessed by Lakshmi, and I know it will be so.
Sahaja Yoga has widely spread here. For that if we had to do another type of struggle, it would have been done. And here we have to do some other type of work too. You know, we have got lot of land, and the work is going on there. Everything is going on, on its own. I am not doing anything. It is happening by itself and I know, you don’t have to do anything and secondly, whatever are your desires, will be met here only and whatever you want to know, Lakshmiji’s blessings will be with you. So today is the day of Lakshmi kripa (grace).

samedi 14 octobre 2017

Comment développer la confiance sans l'ego?

Shri Mataji: Alors, d'autres questions?
Dominique: Comment développer la confiance en soi sans développer l'ego.
Shri Mataji: Qu'a-t-il dit?
Maire: Il aimerait savoir comment développer la confiance en soi sans développer l'ego.

Shri Mataji: Vous voyez, avec Sahaja Yoga, vous ne rationalisez pas les choses et vous ne réfléchissez pas à elles, mais vous les faites advenir. Et le travail est si simple que les gens ne s'y mettent pas vraiment….
Shri Mataji rit.
Donc, pour Sahaja Yoga, quoi que l’on ait à faire, ce ne doit pas être fait mentalement, c'est une chose que les gens ne comprennent pas. Nous faisons tout mentalement. Mais ce que vous devez faire, c’est prendre vos vibrations avec la photo. Peut-être que vous penser être différent, ce n’est peut-être pas le cas. Vous penser peut-être avoir de l'ego, ce n’est peut-être pas le cas.
Alors maintenant, vous prenez vous-même vos vibrations avec la photo. Vos jugements mentaux sur vous-mêmes, oubliez-les. Oubliez le mental. Maintenant, mettez votre main gauche vers la photo: voyez s'il y a des vibrations. Ensuite, mettez votre main droite vers la photo: voyez si des vibrations arrivent.
Alors, si les vibrations sont les mêmes dans les deux mains, vous êtes au centre (à l'équilibre). S'il y a une disparité alors ajustez-la, en donnant simplement un "bandhan". Comme si votre corps, vous-même étiez devenus un outil entre vos mains, comme si tout était inanimé et que vous étiez le maître vivant et que vous saviez comment visser et quoi visser, quelle vis tourner. Par toutes ces méthodes, par "Nirmala Vidya" (connaissance sahaj), vous devenez l'Esprit, et alors vous n’avez pas de pensée.

Toutes ces "vidyas" (connaissances) peuvent sembler très stupides parfois, comme ça. Un Sahaja Yogi rit, Shri Mataji aussi.
Mais ça aide, ça marche vraiment, ça fonctionne absolument. Et pour cette raison, vous devez devenir des experts en "Nirmala Vidya". Alors, vous ne devenez pas des egos ou des superegos, vous devenez l'Esprit. D’accord?
Que Dieu vous bénisse.

C'est la science, c'est la science des lois divines. C'est la science des lois divines parce que la réalité, cette réalité vivante est votre pouvoir. Et l'ego et le surperego sont tous des mythes, des choses inanimées! Donc, vous savez comment gérer les choses (avec les vibrations). »
Shri Mataji Nirmala Devi, conversation avec les Sahaja Yogis français, Bramham Gardens, Londres, 03/11/1981

« Ce sont les premiers Français qui sont présents ce jour-là avec Shri Mataji dans son salon à Londres. Une poignée, autour de cinq ainsi que d’autres étrangers, des Anglais, en tout une vingtaine de personnes se sont retrouvés dans le salon de Shri Mataji. Marie, qui traduit, a été la première Française a être auprès de Shri Mataji à Paris, suite à sa Réalisation à Londres.
Annick et Marie sont arrivées au printemps de 1980. Il y avait déjà Jamel et Grégoire. Marie faisait partie des 7 premiers occidentaux à avoir reçu leur Réalisation de Shri Mataji en Angleterre, avec Pat Anslow notamment.
Robert est arrivé en septembre 1980. Quand Shri Mataji a estimé qu’ils étaient assez bien établis, elle leur a demandé d’aller afficher des posters dans Paris pour proposer une série de au 3 jours de programmes publics. Elle a demandé aux autres de rentrer dans leur pays respectif, disant qu'elle viendrait donner aussi des conférences. C'est ainsi que Marie est rentrée sur Paris dans l'appartement de sa maman. Suite à ces programmes, que Shri Mataji a donné à Paris en personne, un premier petit groupe de Sahaja Yogis s’est formé: il s’agit de Dominique, Alexandre, Laurent Benoît… A ces occasions, Shri Mataji se rendait dans le petit deux-pièces de Marie à Ledru Rollin et dormait avec elle dans son lit. C’était des débuts très familiaux où Shri Mataji était vraiment comme la mère de chacun. A cette époque, Shri Mataji faisait régulièrement à manger pour les Yogis. Ensuite, en 1981, d’autres Françaises sont arrivées, comme Guillemette, et la maison de l’une d'elle, au Raincy (près de Montfermeil), a été prêté au groupe par son père et a servi de lieu de rencontre pendant les sept années suivantes. »
Témoignage de Dominique


So any other questions?
Sahaja Yogi: How to develop self-confidence without developing the ego.
Shri Mataji: What did he say?
Maire: He’d like to know how to develop self confidence without developing the ego.
Shri Mataji: See, in Sahaja Yoga you do not rationalise anything and you do not think about it, but you work it out. And the working is so simple that people really don’t take to it.
Like, the other day I received a letter, yesterday only, I received a letter, from Australia that two people felt that they were getting heart attack. Alright; so they didn’t know what to do. So they put my shoes on top of their heads. And they got all right. It’s a fact! [Shri Mataji is laughing]
So in Sahaja Yoga, whatever is to be done is not to be done mentally, that’s one thing people don’t realise. Everything we do mentally, but what you have to do is to feel your vibrations on the photograph. You may think you are diffident, you may not be. You may think you have ego, you may not be.
So now you see on the photograph itself. Forget about judging yourself mentally, mentally. Mentally, forget. Now you put your left hands towards the photograph: see if there are vibrations coming in. Then put your right hand towards the photograph: see if the vibrations are coming in.
Now if in both the hands the vibrations are the same, you are in the centre. If there is disparity then you adjust it, just by giving a bandhan. As if your body and yourself has become a tool into your hands. Like all this is dead and you are the living master and you know how to screw what, which screw to turn. By all these methods, by Nirmala Vidya, you become the Spirit, and then you don’t think.
All these vidyas may look very silly sometimes, like this. [A Sahaja Yogi laughts and Shri Mataji too]. But it helps, definitely it works. It definitely works. And for that reason, you must become experts in Nirmala Vidya. Then you don’t become ego or superego, you become the Spirit. Alright? May God bless.

It’s the science, it’s science of Divine laws. It’s the science of Divine laws because reality, that living reality is your power. And ego and superego are all myths, are dead things! So you know how to manage.


Alors comment développer la confiance sans l'ego? En utilisant les vibrations, en s'équilibrant par les vibrations et non par le mental. Si on abandonne les jugements mentaux sur soi-même, on abandonne spontanément les jugement sur les autres.
Publié par dictionnaire sahaja yoga

vendredi 13 octobre 2017

Lettre du 5 mai 1975 pour trouver le Soi


« Mon cher Damie,
Plein de bénédictions!
J’ai reçu ta lettre. C'est un très bon signe de sentir que cela tire au Sahasrara, parce que c'est seulement par le Sahasrara que des rayons sans fin se déversent dans le cœur de l'homme et que s’ouvrent de nouvelles portes de l'être intérieur. Mais avant que cette Grâce ne descende, il doit y avoir une traction au Sahasrara. Nous comprenons l'attraction du cœur qui est aussi silencieuse, mais elle est surtout émotionnelle. Mais la traction au Sahasrara devient circulaire (?). Là, l'homme est intégré au dharma – droiture- et sa conscience prie pour recevoir la Chaitanya- la Conscience Divine - qui est l'amour de Dieu. Cela se produit spontanément. Bien que ce soit lié à la compétence de votre Kundalini, votre personnalité devrait renforcer la Kundalini. Vous avez reçu cette qualité de vos vies précédentes et par conséquent cette vie est formidable car des personnes, de vrais joyaux, sont disponibles pour mon travail.
Si vous comprenez que bien que mon être physique soit ici, Je suis partout, il faut aussi prendre conscience que même ce corps est une ilusion - mithya [illusion]. Il est difficile d’arriver à ce stade mais si peu à peu on discerne ce qui est irréel, la vérité s'établiera sans effort et des vagues de félicité envelopperont votre être.
Je vais vous expliquer dans cette lettre ce qui est illusoire- mithya. Elle devrait être lue à tous et assimilée par tous.
L’illusion commence dès votre naissance dans ce monde. Votre nom, village, pays, thème astral, vos prévisions, beaucoup de ces choses sont rattachées à vous, ou alors les autres vous les attribuent. Une fois que le "Brahmarandhra" (la grande fontanelle au sommet du crâne) se referme, toutes sortes d'idées illusoires font partie de votre esprit. Des idées fausses comme "Ceci est à moi" sont des identifications avec des objets. En outre, on nous inculque des entraves (à la perception de la réalité) telles que "mon corps devrait être beau et sain". Vous avez en tête des relations irréelles "c’est mon père, mon frère, ma mère."
Au fur et à mesure que l'ego se développe, vous avez en tête des idées stupides telles que "je suis riche, je suis pauvre, je suis impuissant, j’appartiens à cette noble famille."
De nombreux responsables et politiciens deviennent des égoïstes (des ânes). Ensuite, il y a la colère, l’acceptation de la haine, la séparation, la tristesse, l'attachement déguisé en amour et les tentations sous couvert de statut social. L'homme continue de s'accrocher avec constance à ce mode de vie irréel.
Mais si vous pensez vous débarrasser de tout cela à force d’efforts, ce que vous obtiendrez ce sera une connaissance illusoire, car votre attention – chitta- se déplacera le long du canal droit, Pingala, (et non sur le canal central) et vous développerez des pouvoirs – siddhis - et autres tentations. Une vision de la Kundalini et des chakras constituerait aussi une illusion parce qu'on ne gagne pas à vouloir développer ce genre d’aptitudes, au contraire, ce serait nuisible. Quels que soient les actes de maîtrise de soi et les mortifications que vous continuer à pratiquer concrètement, ils ne font que renforcer les limitations de votre attention- chitta. Il n'y a, par là, aucun moyen de libération.
Mais tout ce qui est irréel ne tombe pas avec la Réalisation du Soi. Cela peut progressivement disparaître. Si, avec une conviction ferme, vous niez du fond du cœur tout ce qui est irréel –mithya- vous obtiendrez la Réalisation du Soi – Atma- dans sa forme pure. Par la suite, il s’établira en vous. Bien que la même attention humaine et mortelle, soit plongée dans ce qui est la nature de l'amour, la vérité, n'ayant ni commencement ni fin, est vraiment le Shiva. L’attention humaine est destinée à réaliser cette réalité. Cette attention doit s’unir avec cet atma, le Soi. Il n’y a que l’attention, qui progresse en renonçant à tout ce qui est irréel –mithya- qui puisse rompre toutes les entraves connues et inconnues et devenir vraiment le véritablement le Soi.
L’Atma (le Soi) n'est jamais perturbé ni détruit. Seule l’attention humaine, à la poursuite de désirs, peut quitter son chemin intérieur. C’est l’œuvre de la Maya, l'Illusion. Elle a été créée intentionnellement. Sans elle, l'attention ne se serait pas développée. Vous ne devriez pas avoir peur de la Maya et vous devriez la reconnaître afin qu’elle illumine votre chemin.
Un nuage cache le Soleil, mais le rend ainsi visible.
De même, une fois que la Maya est identifiée, elle s’écarte et laisse voir le Soleil. Le Soleil est toujours là, alors quel est le but du nuage? Grâce aux nuages, vous avez vraiment envie de voir le Soleil, qui brille un moment, puis se cache quelque part. Un nuage donne à vos yeux la force et le courage de voir le soleil. L’homme a été créé suite à beaucoup d’efforts. Il n’avait qu’un pas à faire pour que tout soit réussi. Pourtant, cela ne s’est pas réalisé, c’est pourquoi il fallait que Je vienne en tant que Mère.

Adressez-moi des lettres et écrivez-y vos problèmes. Méditez. Le mieux, c’est de ne discuter que d’événements sahaj entre vous. L'attention devrait toujours se porter sur comment s'approfondir de plus en plus. Oubliez l'extérieur autant que possible. Ayez confiance dans le fait que tout est pris en charge. Il existe de nombreux exemples pour le prouver. Puis, dans tout ce que vous faites, votre attention restera unie avec votre Soi. Tous les liens relatifs au péché ou au mérite sont brisés. Toutes les distinctions du monde et hors de ce monde disparaissent, parce que ces ténèbres malveillantes, qui ont créé toutes les distinctions, prennent fin. Tout devient favorable à la lumière de la vraie connaissance, que ce soit la destruction accomplie par Shri Krishna, ou la croix du Seigneur Jésus.

Rien de tout cela ne pourrait se comprendre suite une explication. Montrer seulement le chemin ne sera d’aucune aide. On connaîtra le chemin seulement après l’avoir parcouru soi-même.

Quand Je reçois vos lettres, Je fixe les objectifs. Après un certain temps, cela ne sera même plus nécessaire. Mais, pour le moment, vous devriez tous m’écrire vos propres expériences et vos progrès. Quand Je viendrai, nous verrons combien de canaux –nadis- du Virata vous avez éveillés. Il semble que ce travail doive naître sur la terre sainte de l'Inde et, lorsqu'il sera pleinement développé, il se répandra dans tous les pays et dans toutes les directions.
Le jour du Sahasrara a été célébré à Londres aujourd'hui, Je n'avais invité que 20 à 25 personnes. J’ai décidé d'autres actions.

Nombreuses bénédictions et un amour infini pour vous tous,
A vous pour toujours,
Votre Mère Nirmala.»

Lettre de Shri Mataji aux Sahaja Yogis, traduite du marathi en anglais, puis en français, 05/05/1975,
 

En 1975, Shri Mataji a célébré la Journée du Sahasrara à Londres avec une vingtaine de personnes. Elle avait envoyé, ce même jour, une lettre en marathi aux Sahaja Yogis indiens. 
Remarque: ceci est une traduction du marathi, donc non vérifiable par nos soins.
Shri Mataji, quand elle parle de rejeter ce qui est irréel, fait référence à la technique traditionnelle de neti-neti "je ne suis pas ceci, pas cela" pour trouver le Soi.

5 May 1975.
My dear Damie,
Many blessings,

Received your letter. It is a very good sign to feel a pull on Sahasrar, because only through Sahasrar endless rays are poured in man’s heart and new doors of inner being are opened. But before this grace descends in, there should be a pull in Sahasrar. We understand the pull of heart which is also silent, but top-sided, that is emotional. But pull of Sahasrar becomes all-round. There, man is in integrated state, in that Dharma (righteousness) and awareness implore for chaitanya (Divine Consciousness) that is God’s love. This happens spontaneously. Although it is the skill of your Kundalini, your personality should strengthen the Kundalini You earned that quality in previous lives and hence this life is great that gems of persons are available for my work.
If you understand that although my physical being is here I am all over, it should also be realized that even this body is an unreal (Mithya) appearance. It is difficult to come to this stage but if gradually unreal is discerned, the truth will be established effortlessly and waves of great bliss will envelop your being. I am explaining, in this letter, what is unreal (Mithya). It should be read out to all and assimilated by all.
Unreal starts soon after the birth in this world. Your name, village, country, horoscope, forecasts, many such things get attached to you or others attach them to you. Once Brahmarandhra is closed, many types of illusory ideas become a part of your mind. False thoughts like ‘it is mine or they are mine,’ identify with outside objects ! Besides, man-made bindings such as “My body should be healthy and beautiful” are inculcated. Then unreal relationships like, ‘he is my father, he is my brother, she is my mother’, are on your head.
As ego develops, foolish ideas, such as, ‘I am rich, I am poor, I am helpless, or I belong to high family etc. come in your head. Many officials and and politicians become egoists (Donkeys). Then, there are anger, hatred forbearance, separation, sorrow, attachment under the cover of love and temptations in the guise of social status. Man with great affection keeps clinging to this unreal way of life. If you think of getting rid of all these, and make efforts, what you get is illusory knowledge, because the attention (Chitta) moves along Pingala Channel, and then you are involved in Siddhis (Powers) and other temptations. A vision of Kundalini and Chakras is also illusory because there is no gain from it, on the contrary it is harmful. Whatever self-controls and mortifications you insist on practicing effectively, all of them add to the limitations on your Chitta (attention). As such there is no way for liberation.
But all unreal does not fall off with the Self-Realization. It can be broken off gradually. If, with firm conviction, you deny from Your heart all that is unreal (Mithya), you will have the realization of the Self (Atman) in its pure form. Thereafter it is established within you. Albeit, the same mortal human Chitta is drenched in that which is of the nature of love, truth, having no beginning and end, verify the Shiva. Human Chitta is meant for realizing that reality. This Chitta must become one with that Atman. Only that Chitta, which progresses renouncing all unreal (Mithya), breaks all known and unknown bindings and becomes verify [verily?] the Self.
Atma is never disturbed or destroyed. Only human attention (Chitta), in pursuit of desires, leaves its inner path. This is Maya (the illusion). She has been intentionally created. Without her the attention (Chitta) would not have developed. You should not be afraid of Maya and should recognize her so that She will illuminate your path. Cloud hides the sun as also makes it seen. In the same way once the Maya is identified she moves aside and the sun is seen. The sun is always there but what is the purpose of cloud ? Because of cloud you have an urge to see the sun which shines for a moment and again hides somewhere. It gives strength and courage to your sight to see the sun. Man has been created with such great efforts Only one step on his feet and all is successful. But, still it is not becoming possible. Hence, I have come as your Mother.
Write your problems to me in letters. Sit down in meditation. It is best to discuss only Sahaja Yoga even amongst each other. Attention (Chitta) should always be kept going deeper and deeper within. Forget outside as much as possible. Have confidence that everything about it is taken care of. There are many instances to prove it. Then, in whatever you do, your Chitta (attention) remains in oneness with the Self. All bindings of sin (Pap) and merit (Punya) are snapped. Distinctions like worldly and non worldly vanish, because that wicked darkness, which has created all the discriminations, ends. Everything becomes auspicious in the light of true knowledge, whether it is the destruction done by Shri Krishna or the Cross of Shri Jesus.
All this will not be understood by explaining. Just showing the path will not help. The path will be known only after walking on it.
When I get your letters I fix the targets. After some time even that will not be necessary. But, for the present all should write their own experiences and progress. When I come, we will see how many of Virata’s channels (Nadis) you have awakened. It appears, this work will come up in the case of holy land of India, and when fully developed, it will spread in all countries and directions.
When Sahasrar day was celebrated in London today (i.e. 5th May), I invited only about 20-25 people and decided further course of action.

Many blessings and infinite love to all.
Ever yours
Your Mother Nirmala

jeudi 12 octobre 2017

Que peut-on apprendre des chiens?

Shri Mataji: Quelle autre question?
Sahaja Yogini: Mère, j'aimerais savoir ce que vous pensez des chiens?
Marie: A propos de?
Sahaja Yogini: Des chiens.
Rires
Marie: Elle (la Yogini) a un gros chien chez elle.
Shri Mataji: Du bien, du bien. Les chiens sont très bien. Les chiens sont des disciples et ils connaissent leur gourou. Un chien connaît chaque aspect de son gourou, toutes les divinités à l'intérieur du gourou, chaque humeur, tout, et par cette connaissance, il gagne. Il sait ce qui plaît à son gourou, et dès que son gourou rentrera à la maison, il exprimera toute sa joie. Il laissera tout tomber pour courir le recevoir et exprimer sa joie. On a tant de choses à apprendre des chiens! Ce sont des êtres merveilleux, ils sont magnifiques.
Tu ferais mieux de garder le chien.
Rires
J'ai eu un chien aussi, il est chez ma fille maintenant. Quand Je me rends en Inde et que Je dois aller chez ma fille, Je porte toujours un sari très ordinaire, parce que Je sais qu'il viendra dès qu'il entendra ma voix. Il viendra en sautant, me sautera dessus, me léchera mais aussi montrera sa colère parce que Je l'aurais quitté, et sur ses yeux perleront des larmes,  il pourra même déchirer mon sari de colère.
Et quand Je vais pour remplir mon sac de choses, il sait (que je repars). Puis il s’en va s'asseoir et boude, il ne mange rien pendant huit jours quand Je pars. Je veux dire, Je viens tous les deux ans, mais il n'a même pas oublié ma voix. C'est un vieux chien maintenant, très vieux. Je pense que pour son espèce, il a dépassé la limite d’age. Il s’appelle "Deepak", ce qui signifie "lumière". Il est tout blanc, c'est le style Spitz, le Spitz allemand, mais c'est un chien japonais, ce chien. Mais il est grand pour sa race. Et il y a des photos, Je pense, quelque part.

Mais les chiens ont la capacité d'apprendre. J'avais enseigné à ce chien comment faire un puja: Il avait l'habitude de toucher mes pieds, et il ne m’aurait jamais léché les pieds, mais il léchait mon sari, mais jamais mes pieds. Et il savait comment utiliser un WC, pouvez-vous le croire? Il savait faire toutes sortes de choses. Vous pouviez lui enseigner tant de choses. Il reconnaissait même chaque personne de la maison à ses pas. Et il n'a jamais aimé la nudité d'aucune sorte. Une dame yougoslave était venue (chez moi) portant une jupe courte, pas très courte, mais au-dessus du genou, vous voyez, qui montrait ses jambes. Et il a commencé à lui aboyer dessus, et elle ne s’en sortait pas, comme ça, alors J’ai dû lui donner une serviette pour recouvrir ses jambes, pendant qu'elle me parlait. Shri Mataji rit.
Et aussi certains des villageois, en Inde, portent ces "dotis", et si on voit leurs genoux, il ne peut pas le supporter. Vous deviez recouvrir vos genoux pour lui. S'il était venu en France, Je suis sûre qu'il serait devenu fou!
Rires
Même sur une peinture, s'il voyait des jambes ou des bras découverts, il aboyait devant la peinture. Et il ne supportait pas de voir des "sans manches", il ne pouvait pas supporter les "sans manches", pouvez-vous imaginer cela? Les "sans manches", ou ce que vous appelez ces sortes de robes translucides que les gens portent, il ne pouvait pas les supporter. Et il était japonais en fait, mais il était très particulier et très gentil avec les enfants. Ils ont tant de choses (de qualités).
En Inde, on dit que s’ils peuvent avoir dix-huit pattes ou quelque chose (des griffes)- c'est le nombre de pattes - alors ce sont des saints.
Marie: Dix-huit quoi?
Shri Mataji: Vous voyez, ils ont des pattes, non? Ils ont donc cinq doigts et quelque chose de plus (un ergot). Comme, ils ont seize pattes normalement, ou quelque chose (doigts). Je ne sais pas exactement.
Combien de doigts ont-ils? Ici aussi ils en ont trois. Voyez vous-même. Vous voyez, ils en ont trois supplémentaires, alors cinq et trois, cela fait huit. Donc ils en ont seize. Et s'ils ont dix-huit doigts, ce sont saints ou quelque chose - dix-huit ongles! Alors, ce sont des saints, il existe une sorte de mythe là-bas. Mais mon chien avait des vibrations et il avait un tel sens du respect et du protocole! Et, vous savez, si on lui donnait quelque chose avec amour, il mangeait, sinon il ne mangeait pas, il s’affamait!

Il véhicule le "tattva" du gourou, le principe du maître, du gourou, du maître. Ainsi, les disciples transmettent (le savoir) du gourou. Vous devez être capables de porter mon pouvoir et de le transmettre, sinon mes pouvoirs sont inutiles. »
Shri Mataji Nirmala Devi, conversation avec les Sahaja Yogis français, Bramham Gardens, Londres, 03/11/1981
 

Le terme de "claws" , griffes,doigts, peut aussi se traduire par pattes tout comme "paws", d'où ce malentendu. 
Publié par dictionnaire sahaja yoga

mercredi 11 octobre 2017

Le style ou la substance?

« Nous devons savoir que le style ne peut pas remplacer la substance, il ne peut pas en être un substitut. Le style est vraiment basé sur l’aspect extérieur et fait donc tellement illusion. C’est si trompeur et si externe qu'il nous induit en erreur aussi, il nous trompe aussi.
Par exemple, si nous voyons, sentons que nous appartenons à une classe, ou quelque chose comme ça- il y a aussi une grande conscience de classe- si vous commencez à penser aussi: "Nous appartenons à une classe", alors, Je veux dire, il faut savoir qu’appartenir à une classe, c'est une chose vraiment créée par les hommes. Si vous dites: "J’appartiens à une classe", cela signifie que cela vient de l'homme, ce n'est pas bien. Les façons du Divin font que le Divin n'a pas toutes ces différenciations.
Appartenir à une "classe de Sahaja Yogis", cela veut dire que par votre contentement, en vous-même, vous avez de tels pouvoirs que vous pouvez faire face à vous-même avec joie et que vous avez la joie, que vous vous connaissez vous-même. C'est cela appartenir à une classe selon Sahaja Yoga, ce n’est pas la façon dont vous vous habillez ou comment vous parlez de la manière de tenir sa fourchette, sa fourchette et sa cuillère, ce n'est pas cela. Donc, le style auquel nous pensons n'est pas un substitut pour le contenu (contents).
Maintenant, cette approche va bien avec notre culture basée sur l’aspect extérieur, sur la nécessité de ne pas exprimer ses sentiments - vous voyez que c'est une autre absurdité qu'ils nous ont apprise dans ce pays.
C'est totalement absurde, absolument absurde: "Il ne faut pas exprimer ses sentiments et il faut rester posé" vous voyez. Et disons, quelqu’un est décédé, quelqu'un est mort chez un ami - Je veux dire dans notre cercle d’amis- et M. Shrivastava s’est rendu là-bas. Dieu merci, Je n'avais pas de sari noir alors Je n'y suis pas allée. Car il faut s’y rendre avec un sari noir, avec une blouse noire et tout le reste en noir, des bracelets noirs. Et J'ai dit: "Baba! Je n'ai pas toutes ces choses en noir, alors que faire?"
Je veux dire en quoi est-ce important? La personne est morte, maintenant elle ne voit pas si vous êtes en noir ou en rouge. Rires Vous voyez?
Mais une chose est sûre, si vous portez quelque chose, vous voyez, quoi que vous portiez, vous exprimez votre intérieur, la substance qui est en vous, le fait que vous soyez très triste et très malheureux….

Donc, toutes ces idées, vous voyez, chaque pays a des sortes de conditionnements et nous devons prendre conscience de ce que sont nos conditionnements. Ensuite, nous allons bien, parce que nous devons casser tous nos conditionnements dans chaque pays. La meilleure chose, à propos de Sahaja Yogis, c’est qu'une fois qu'ils deviennent Sahaja Yogis, ils voient les problèmes de leur propre pays. C'est la meilleure chose, et ils rient des gens qui y sont.
Pourtant, nous devons savoir qu'il pourrait y avoir des choses subtiles restant cachées en nous, parce que, dans las de Gavin, vous pouvez maintenant voir clairement les choses. Vous voyez, il avait un style, il avait toujours un style pour tout. Pour le puja il aura un style, pour ceci il aura un style, pour cela il aura du style. Donc, Je doutais un tout petit peu de lui, vous savez. J’ai demandé: "Pourquoi s'inquiète-t-il tellement du style et des manières?" Je veux dire, pour les moindres petites choses.
Même pour porter un habit indien, il pensera à un style: "Quel style est-ce?" J'ai dit: "Tu vois, nous (les indiens) n'avons aucun style. Cela, nous le portons depuis des siècles! Maintenant, pourquoi s'inquiéter du style que pouvons-nous avoir? Nous n'avons pas de style Géorgien, ce style-ci ou ce style-là. Il n’y a qu’un seul style: c'est un kurta, c'est tout. "
Comme ça, voyez-vous, il s'inquiétait davantage du style qu'il portait (que du reste). Et c'est pourquoi Je dis que nous devons comprendre qu’un style ne peut pas se substituer à la substance. Faites attention. »
Shri Mataji Nirmala Devi, 8 nuit du Navaratri, Margate, Royaume-Uni, 06/10/1989
Publié par dictionnaire sahaja yoga

mardi 10 octobre 2017

La force pénètre en vous par la foi

« Lorsque nous disons que nous devrions avoir de la substance, le vaisseau doit être fort, sinon tout se brisera. Et cette force qu’il faut connaître, c'est savoir que vous êtes complètement protégés. Personne ne peut vous nuire.
Ils essayeront. Il faut que cela se passe ainsi, sinon, comment allez-vous tester si vous êtes totalement en sécurité ou pas? Quelqu’un doit tenter quelques astuces juste pour voir si vous l’êtes et pour que vous observiez comment vous vous en sortez. Sans faire quoi que ce soit, vous serez émerveillés, tout sera dégagé et vous ne saurez pas comment les choses se sont clarifiées, comment les choses ont fonctionné. Donc, la force viendra (d'elle-même).
Encore une fois, la question est de savoir comment la force pénètre un Sahaja Yogi. Là, Je dirais que c'est par la shraddha (la foi). La shraddha n'est pas une foi aveugle. Après Sahaja Yoga, après la Réalisation, vous savez tout: vous avez vu mes photos, vous avez vu comment Sahaja Yoga fonctionne, vous avez vu comment vous pouvez élever la Kundalini des gens, sentir les vibrations, ressentir les autres, les soigner. Tout ce pouvoir est en vous.
Mais il faut juste prendre conscience que votre force, c’est d’avoir du pouvoir sans ego, car quand vous êtes puissants, vous n'avez pas d'ego, car alors, en quoi cela serait-il nécessaire? Il y a de l’ego seulement si vous n'avez pas de pouvoir, parce que vous voulez en avoir davantage et davantage encore. Mais quand vous êtes totalement à ce stade, il n'y a pas d'ego. Donc, vous devez vérifier d’abord ce pouvoir, pour savoir si vous êtes puissants ou non, déterminez d’abord cela. Comme si Je devais m'asseoir sur une chaise, Je veillerai (d’abord) à savoir si elle est stable ou si elle vacille: "Oh, ça va, Je peux m'asseoir dessus."

Certains Sahaja Yogis restent encore à la périphérie. Il y a parfois un très grand écart entre ceux qui ont atteint de grands sommets et les autres qui sont à l'extérieur. Toutes ces forces sont des forces négatives qui ont été tuées depuis longtemps. Il suffisait alors d’une seule Shakti pour les tuer, Kali Shakti ou de Durga Shakti. Mais vous en avez tellement! Vous avez Mahalakshmi Shakti, vous avez Saraswati Shakti, vous avez toutes les douze divinités qui œuvrent pour vous. Donc, prendre conscience e cela signifie qu’il vous faut avoir totalement foi en vous-même. Si vous doutez toujours de vous-même- c'est aussi une capacité humaine - Je veux dire qu'un chien sait qu'il est un chien. Il ne doute pas d’être un chien, ni un chat, n'est-ce pas? Ou un tigre sait qu'il est un tigre, et il sait quelles capacités il a. Il n'y a que les êtres humains qui ont cette caractéristique, en plus de leurs autres capacités stupides, de pouvoir douter d'eux-mêmes. Et cette capacité douteuse en a fait des craintifs. Avec Sahaja Yoga, vous ne devriez voir aucun doute sur vous-même ….

Et c'est ce que J'ai découvert chez les Russes: ils ne portent aucune casserole, vraiment, c’est très surprenant. Je pense qu'ils n'ont aucune casserole là-bas, aucun d'entre eux! Aucun problème privé, aucun problème public, aucun autre problème, rien, rien, ils ne discutent de rien. C'est le cas, ils auraient pu dire:"Notre gouvernement est comme ceci", rien, rien, rien. Ils en ont eu assez, sans doute.
Ce sont des personnes très lettrées, très bien instruites, avec d’importantes professions, qui sont très humbles, très ouvertes. Ils voulaient seulement la Réalisation, c'est tout. Ils ont dit: "Vous êtes venue ici pour notre libération". Ils ne toucheraient même pas mon sari, comme ça. Il ne passeraient pas sur mes pas, imaginez ! Qui leur a parlé des vibrations? …
Ils ont développé cette force en eux-mêmes, cette shraddha (foi). Et ils n'ont jamais parlé de Dieu dans ce pays. Ils ont des gens stupides qui ont des églises et des choses comme ça et des institutions islamiques. Mais la plupart des gens sont si forts que leur teneur se manifeste de lui-même. Imaginez, à chaque fois qu'ils font un programme, même aujourd’hui lors de leur suivis, il y a au moins un millier de personnes. Dans cette Angleterre, nous ne pouvons même pas réunir un millier de gens pour le puja de la Devi. Et ils viennent de milliers de kilomètres, de Sibérie, d’ici, de là. Et ils ont réservé eux-mêmes leurs salles, parce que là, vous devez payer les salles. Donc, bien que les Sahaja Yogis ne prennent pas d'argent, ils payent pour les salles. Mais la médiocrité d'être à moitié dedans, de ne pas s’y mettre, de prendre les choses à la légère, ce n’est pas la façon de faire pour Sahaja Yoga.
Nous n'avons pas de démons à tuer (rakshasas). Il n'est pas nécessaire de joindre une guerre ou de se battre comme des soldats, comme ils l'ont fait lorsqu’ils se battaient aux côtés de la Devi, pas du tout. Vous devez juste ôter la négativité qui est en vous, la léthargie et vous y mettre. Nous disons des mantras, nous connaissons les pouvoirs des mantras, mais vous devez les garder éveillés. Pour cela, Je vous l'ai dit cent fois, vous devez méditer. »
Shri Mataji Nirmala Devi, 10 nuit du Navaratri, Margate, Royaume-Uni, 08/10/1989
Publié par dictionnaire sahaja yoga

lundi 9 octobre 2017

Quelle influence le signe astrologique a sur les Sahaja Yogis?

Shri Mataji: Maintenant, si vous avez des questions, vous pouvez me les poser.
Marie: Mère, William voulait savoir quelles sont les caractéristiques du signe astrologique du Lion.
Shri Mataji: Le lion. Oh, il est merveilleux!  
Rires.
Le Lion est un homme très généreux. Il a un cœur de lion, il peut affronter les difficultés et peut être très digne. Vous voyez, un lion ou un tigre, tous deux sont les rois de la forêt. Et les tigres ne peuvent vivre dans la région où vivent les lions. Je veux dire au niveau climatique, parce que les tigres aiment les zones plus froides et les lions, les zones chaudes. Donc tous deux ont les mêmes caractéristiques d'un roi.
Tout d'abord, ils mangeront quand ils seront obligés de manger. Ils ne mangeront pas comme un mendiant, qui mange tout le temps, en ayant peur de ne rien avoir le jour suivant, comme un mendiant engloutira tout, vous voyez, dès qu’il en aura l’occasion, parce que l’avenir est incertain. Et ils tueront des animaux, des animaux particuliers seulement, qu'ils doivent vaincre. Car un lion ne mangera pas de lapin, jamais. Mais seulement ceux qu'il peut vaincre, pour lesquels il doit lutter, qu'il doit mériter. Et il mangera avec dignité.
Et il est très frugal dans son alimentation et laisse la plus grande part de ses proies pour les autres, et pour que d’autres en profitent. Et il quittera l’endroit et partira. Et il fait que les autres sont sans peur, afin qu'ils ne se sentent pas embarrassés de manger en présence du roi. Ce sont des animaux vraiment merveilleux, tous les deux. Et quand un tigre ou un lion meurt dans la forêt, tout le monde le pleure, l’endroit devient silencieux parce que le roi est mort. Ils veulent qu'il mange aussi et cela ne les dérange pas si un tigre tue un animal.

Il est très paternel et fait un très bon mari. Il a de la dignité dans sa vie conjugale aussi. Il n'est pas comme un chien stupide, qui court après chaque chienne. Il vit avec seulement une lionne. Ils forment un couple très digne et ils connaissent la valeur de leurs propres enfants et ils les élèvent comme des lions.

Mais un lion, en tant qu'être humain, pourrait aussi être dangereux s'il ne permet pas à ses qualités de lion de s’humaniser. Parce qu'un lion a de longues griffes, vous voyez. Donc, en tant qu’être humain jamais, il pourrait même être peu abrupt, dira-t-on, ou il pourrait faire quelque chose qui peut gêner les gens ou il pourrait blesser quelqu’un à son insu. Et il pourrait aussi s’imposer, oppresser, mettre une belle pression, ou s’imposer, ou créer des jalousies. Il faut donc faire attention à cause de sa tendance naturelle, sa personnalité, il ne doit pas effrayer les autres ou les éclipser. Dans la nature, les animaux sont spontanés. Un lion se comporte comme un lion, il ne peut pas se comporter comme un scorpion ou comme un serpent. Mais un être humain peut tout être.
Donc, si vous découvrez la spontanéité de votre caractère, vous pouvez développer une personnalité qui soutient votre évolution. Mais si vous êtes enveloppé ou abattu, ou pourrait-on dire, encerclé, vous voyez, submergé, vous voyez, submergé par votre propre signe, alors vous ne pouvez pas devenir un Sahaja Yogi. Parce qu'après la Réalisation, vous devenez universel et aucun signe astrologique ne vous retient réellement. Mais il vous donnent une couleur spéciale dans tout le cosmos. Et cela ne devrait jamais créer de discorde, mais devrait vous amener la concorde, alors c'est bien. Les signes astrologiques disparaissent, car l'Esprit n'est lié par aucun signe, aucune étoile, rien ne peut le lier. Donc, peut-être qu’une personne qui serait un Lion ne progressera pas autant qu'une personne, disons, Gémeaux. Cela dépend de votre désir d'être l'Esprit.

C'est comme Kartikeya et Ganesha, qui ont reçu un pari de leur mère, leur disant qu'elle donnerait un prix à celui qui ferait le tour de la Terre Mère, vous voyez. Alors, qui sera le premier? Qui sera le premier à faire le tour de la Terre Mère?
Or, Kartikeya a un "vahana" (véhicule) qui est, vous le savez, un oiseau très rapide, c’est un paon qui peut voler, alors que le pauvre Ganesha n'a qu’une petite souris. Mais Ganesha est celui qui comprend le principe. Et il dit: "Personne n'est plus grand que ma Mère. Alors, si je fais trois fois le tour de ma Mère, je vais battre tout le monde!"Ainsi, il a simplement fait le tour de sa mère pendant que Kartikeya était en train de voler. Et quand il est revenu, il a vu que Ganesha avait déjà reçu le cadeau!
Donc, lorsque vous devenez l'essence, vous devenez la réalité, puis toutes les choses irréelles comme vos signes astrologiques, tout tombe.
Disons qu’une fleur devienne un parfum, alors ce parfum est ce qu'est vraiment la fleur, sauf que vous ne voyez plus la fleur, vous sentez seulement le parfum.
Donc, vous devez aller à l'essence de tout. C'est ce que les gens ne comprennent pas. On appelle cela le "tattva", le principe. Si vous devenez le principe, alors rien n'est aussi important, quel que soit votre signe. J'ai vu des gens avec un très bon signe astrologique, s’écrouler simplement, comme ça. Je connais certains Lions qui étaient très axés sur l'ego, certains Bélier qui étaient de très bons organisateurs, et ils sont simplement tombés tout en bas. Et certaines personnes simples, qui n'étaient pas formidables d’après leur horoscope, sont devenues très bons Sahaja Yogis. Alors ne dépendez pas trop de vos signes astrologiques, vous pourriez développer trop d’ego ou une dépression et les deux vont à l’encontre de Sahaja Yoga. »
Shri Mataji Nirmala Devi, conversation avec les Sahaja Yogis français, Bramham Gardens, Londres, 03/11/1981
Publié par dictionnaire sahaja yoga

samedi 7 octobre 2017

Développez votre contentement

« Mais on doit savoir qu'être une âme Réalisée seulement, ce n'est pas la question, que ressentir les vibrations seulement, ce n'est pas le sujet, que simplement donner la Réalisation à d'autres ne l’est pas non plus. Alors qu’est-ce que c’est?
Ce qui est très important, c’est la plénitude que nous avons en nous, voilà la question. Ce sont toutes les expressions de ce que nous avons à l'intérieur. Supposons que quelqu’un soit généreux, alors sachez que cet homme est riche, sinon, il ne pourrait pas l’être.
Donc nous devons voir notre contentement. Et lorsque l’on commence à voir son contentement- où trouve-t-on le plus de plénitude dans la nature? Dans la mer. La mer est pleine d'eau, vous voyez, elle absorbe tant d'eau de partout et puis elle se laisse bouillir et s’évapore avec le soleil et donne la pluie. Mais la mer est au niveau le plus bas, elle se trouve au niveau le plus bas et absorbe toute l'eau venant de partout.
De même, un Sahaja Yogi doit savoir que pour vraiment avoir davantage de contentement, il ne doit pas se montrer d’un niveau supérieur. Il est dit dans la Bible qu’il faut être doux. Mais Je pense qu'il n'a pas été expliqué aux gens que seuls les êtres forts peuvent être doux, les gens ayant confiance en eux. Seuls ceux qui sont riches en leur essence peuvent être doux, pas ceux qui éprouvent de l'insécurité. S’ils ressentent de l’insécurité, comment pourraient-ils être doux? Et pas non plus les gens qui se croient riches, soi-disant riches, parce que s’ils sont riches, ils ne sont pas généreux, ils ne sont pas satisfaits, ils ne sont pas philanthropes, donc ils ne sont pas riches, ce sont toujours des mendiants avides.
Alors voyons notre contentement. Quel est-il? Vous m'aimez, Je vous aime - c'est très bien. Mais quand vous m'aimez, sachez qu'il existe des qualités très appréciables chez un Sahaja Yogi. En fait, les gens se perdent même après avoir pratiqué Sahaja Yoga. Ils pensent qu'ils peuvent tout surmonter (tout seuls), qu’ils vont parfaitement bien, et ils sont jetés par-dessus bord.

Donc, quand on dit qu’il nous faut être doux, c'est un contentement (en soi), l'humilité est un contentement. Essayez donc de le faire, essayez d'être humble avec quelqu'un: vous vous aimerez en faisant cela, vous apprécierez cette qualité intérieure: "Vous voyez, je suis plus humble qu'une autre personne."
Et quelle autre chose peut-on trouver qui a de la plénitude? Ce sont les hautes montagnes, parce que, elles ont de la hauteur et sont les seules à pouvoir capturer les nuages. Il existe donc ce rapport entre l'humilité de la mer et la hauteur d’une montagne. C’est ainsi qu’un Sahaja Yogi devrait être. Il s'est beaucoup élevé car il y a tant de contentement dans cet océan! Puis il est devenu magnifique en tant que nuages et a touché sa hauteur, son Kailasha où réside Shri Shiva. Ainsi,  cela donne tellement de joie!...

Donc, quand les Sahaja Yogis ont ce contentement en eux-mêmes, l'Inconscient Collectif, le Divin va agir, il agira c’est certain.
Par exemple, quelqu’un qui fait de la publicité, ceci ou cela, oui, les gens viennent. Parce qu'il demande de l'argent, ils pensent pouvoir acheter cet homme. Mais là où il n'y a pas d'argent, pas de commerce, il n’y a rien. Vous autres êtes juste des gens simples comme eux, alors? Mais tout est fait par le Divin, n'est-ce pas? Donc, le Divin s’occupe des choses. Mais si les Sahaja Yogis d’un endroit ne sont bons à rien, alors même si Je suis là, cela ne marche pas. S’il y a des gens à moitié convaincus, cela ne fonctionne pas. En aucun cas Je ne dis cela pour vous décourager, mais pour vous dire que vous devez développer votre plénitude intérieure, avoir une foi totale en vous-même. C'est la plus grande qualité d'un Sahaja Yogi.
Et quel est cet océan? C'est un océan d'amour, c'est de l'amour et de l'amour. Il ne parle pas, il ne fait pas grand chose, on n’a rien à faire pour ça, cela fonctionne juste spontanément. Le moins vous en faites, le mieux c’est. Plus vous essayez d’en faire: "Je ferai ceci, manipulerai cela"- Non. Il vous faut simplement développer votre contentement. Et imaginez, vous avez tous tellement de chance, vous avez tant de facilités que personne n'avait eues: les autres ont du aller dans la jungle, ils ont du endurer la colère de leur gourou et il n’y avait personne pour les protéger. »
Shri Mataji Nirmala Devi, 10 nuit du Navaratri, Margate, Royaume-Uni, 08/10/1989
Publié par dictionnaire sahaja yoga

vendredi 6 octobre 2017

Quel est le sens du mot "content" selon Sahaja Yoga?

Quelle est la signification du mot "content" selon Sahaja Yoga?
Entre contentement et plénitude?

La signification du mot "contents" (notez le pluriel) c'est ce qui est à l'intérieur d'un contenant. Ce terme ne saurait condenser ce que signifie Shri Mataji avec le mot "content". Donc, voici une tentative collective pour définir ce mot sous l’angle particulier de Sahaja Yoga.

Remarque préalable:
Ici, le mot est utilisé comme nom ce qui n’est pas un usage courant.
Sous le même signifiant (mot) "content" il a 2 signifiés (sens) selon que l’accent porte sur la première ou sur la deuxième syllabe.
-"CONtent" avec l’accent sur la première syllabe signifie ce qui est contenu. Le contenu de cette boîte, la substance d’une chose, sa teneur.
Pour un Sahaja Yogi, cela implique que nous devrions absorber et nous remplir de profondeur et de sens, cela signifie ce qui est en nous, ce que nous contenons, notre substance.
-"conTENT" correspond au contentement intérieur que l’on ressent. Nous pouvons également parler de plénitude, être plein, empli de contentement.

Dans le texte des soirées du "Navarati de 1989, à Margate," Shri Mataji utilise le mot "conTENt" avec un accent sur la deuxième syllabe, donc dans le sens de "contentement", "satisfaction", "plénitude". Le sens du mot "content" mélange un profond sentiment de paix et d’estime de soi. Une notion proche du mot "content" dans ce contexte, pourrait être "profondeur" ou "gravité" ou même "qualité". Ces qualités sont rattachées au chakra du Vide.
Dans certains contextes, "content" prend le sens d’épanouissement personnel. "Faire", ou "connaître" Sahaja Yoga doit être une manifestation de nos qualités intérieures, sinon nous ne sommes pas des Sahaja Yogis, nous faisons simplement de la méditation Sahaja Yoga.

L'idée principale:
Il est impossible de développer ou d’agir efficacement sur notre contentement si on n’est pas Réalisé. Avant la Réalisation, nos chakras ne peuvent pas absorber les qualités dont ils ont besoin pour se développer. La particularité de Sahaja Yoga, c'est que les qualités ont une place, laissent une trace vibratoire dans un contenant de notre corps: ce sont nos chakras qui contrôlent nos organes et nos humeurs. Ainsi le mot "content" se réfère tout autant au sentiment de contentement qu'à la faculté d'absorber et de retenir ce contentement. C'est une qualité qui se situe dans le chakra du Nabhi et qui nourrit également notre Vide. C'est pourquoi Shri Mataji nous demande toujours de nous contenter de ce que nous avons et d’être satisfait avec la situation actuelle, de façon à développer notre profondeur. Ce contentement devrait devenir pour nous une subsistance, une conséquence du dharma.

Donc, la particularité des êtres Réalisés c'est qu'ils absorbent une qualité sous forme de vibrations et que cette qualité est une substance nutritive, une partie de notre dharma, une partie de notre subsistance. Les qualités ont une place "physique" dans notre corps subtil: elles sont dans les chakras. Donc, plus on absorbe de contentement, de satisfaction, plus on est à même d'en absorber davantage. Ensuite, cela devient notre nature (dharma). C'est pourquoi Shri Mataji dit que l'humilité est un "content": il y a une relation de réciprocité, car c'est une substance qui donne du contentement, et ce contentement donne de la substance. Cette équivalence ne vaut que pour les être Réalisés dont la Kundalini est éveillée.
Comment absorber du contentement si on n'en a pas déjà l'expérience au départ?
C'est la Kundalini qui nourrit les chakras et qui permet de sortir de ce cercle vicieux. Il s'agit d'une expérience émotionnelle mais surtout vibratoire. Alors, une fois Réalisé, un de nos chakras particulier retiendra les vibrations, les qualités, que s'il a déjà été "éveillé" sensibilisé à la qualité qui lui correspond. C'est ainsi que l'on peut développer notre aptitude à recevoir et conserver le contentement. Une fois qu'on a en soi cette plénitude, on peut la partager, émettre des vibrations de contentement vers les autres. C'est la beauté de la Réalisation du Soi: ressentir, absorber pour émettre.
Ces qualités de contentement, satisfaction, plénitude, sont des qualités du Nabhi et du Vide et font de nous des gourous. Et la meilleure façon de développer cette capacité intérieure à absorber ce contentement intérieur, c'est d'être humble comme la mer qui reçoit toute l'eau du monde. C'est pourquoi Shri Mataji cite la Bible, qui dit qu’il faut être doux, humble. Lorsque vous êtes doux, vous ne réagissez pas, mais vous êtes réceptifs.
Ainsi, notre contentement, notre satisfaction intérieure, est une qualité interne qui peut être développée une fois que l'on est Réalisé.

Pour Sahaja Yoga, le mot "content" a aussi deux sens, c'est une teneur, une substance, dans le sens d'une condition de notre être intérieur qui a un emplacement dans notre corps, dans le chakra du Nabhi et la qualité qui l'accompagne, c’est le "contentement", le sentiment de plénitude.

Notre profondeur de "contentement" nous définit en tant que Sahaja Yogis. La nature de notre contentement nous dit qui nous sommes.  

Si notre contentement ne dépend pas des circonstances extérieures, nous sommes de véritables gourous. L'introspection à faire est la suivante: quelle est la profondeur de notre propre contentement? Sommes-nous satisfaits de notre vie?
Ce contentement intérieur conduit à un détachement vis-à-vis des satisfactions extérieures. L'objectif final pourrait être que notre satisfaction ne dépend plus de ce que nous pouvons obtenir, mais dépend des qualités que nous avons développées. Ensuite, ce détachement conduit à l'état de témoin, comme celui qui semble venir des montagnes. C'est le même sens que l'on trouve dans un des poèmes de Shri Mataji:
"De ma fenêtre je vois une montagne
Dressée comme un ancien sage
Sans désir, plein d’amour….
C’est le jeu éternel
Que contemple la montagne
Sans désirs."

Alors "content", selon Sahaja Yoga, serait une satisfaction fondée sur un sentiment profond de valeur personnelle et de paix intérieure. C’est pour cela que la traduction choisie pour ce terme sera "contentement" avec les synonymes "plénitude" ou "satisfaction".
Le terme "contentement" peu aussi signifier "l’état d’être rempli intérieurement par la grâce du Soi, sans aucune attente, besoin, aucun mouvement du à un désir, ce qui procure un encrage intérieur".
Pour le terme "contents", ce sera "substance" plutôt que "contenu" qui désigne l'intérieur d'un contenant sans mentionner sa nature. C'est un terme neutre. Avec "substance", on a une notion de réalité permanente qui sert de substrat aux attributs changeants. La substance est ce qui existe en soi, sans changements, tirant vers le sens du mot "essence".

Lao Tseu, en ce sens, a déclaré: "Celui qui est satisfait est riche".
Dans un dicton arabe, on dit que: «Le contentement est un trésor qui durera éternellement. »
Gourou Nanak dit: "Que le contentement soit vos boucles d'oreilles, l'effort pour atteindre le Soi votre besace, la méditation votre cendre, la préparation à la mort votre manteau, et l'enseignement du Maître votre bâton de pèlerin."
Ramana Maharshi: "L’homme que satisfait le Soi, qui tire son contentement du Soi, qui est comblé par le Soi, n’a plus rien qu’il doive accomplir." (III-17)

Voici la définition du mot dans le Littré qui est très intéressante:
"Contentement/satisfaction:
Le contentement est beaucoup plus étendu que la satisfaction. On peut être satisfait sans être content. Ces deux termes désignent la tranquillité de l'âme par rapport à l'objet de ses désirs. Il nous arrive quelque chose que nous désirions, et nous sommes satisfaits ; mais, si cet événement nous laisse encore des causes de trouble, nous ne sommes pas contents. Le contentement est donc une satisfaction qui n'est pas bornée à une circonstance particulière, mais qui tient à une condition générale de l'âme, condition produite par l'ensemble des causes intérieures et extérieures."
https://www.littre.org/definition/contentement

Enfin, une partie de la lettre de Descartes à l'altesse à Elisabeth - Egmond, 4 août 1645:
« …Il dit fort bien, au commencement, que "vivere omnes beate volunt, sed ad pervidendum quid sit quod beatam vitam efficiat, caligant" (tout le monde veut vivre heureux, mais quand il s'agit de voir clairement ce qui rend la vie heureuse, c'est le brouillard). Mais il est besoin de savoir ce que c'est que vivere beate (vivre heureux); je dirais en français vivre heureusement, sinon qu'il y a de la différence entre l'heur (le bonheur) et la béatitude, en ce que l'heur ne dépend que des choses qui sont hors de nous, d'où vient que ceux là sont estimés plus heureux que sages, auxquels il est arrivé quelque bien qu'ils ne se sont point procuré, au lieu que la béatitude consiste, ce me semble, en un parfait contentement d'esprit et une satisfaction intérieure, que n'ont pas ordinairement ceux qui sont le plus favorisés de la fortune, et que les sages acquièrent sans elle. Ainsi vivere beate vivre en béatitude, ce n'est autre chose qu'avoir l'esprit parfaitement content et satisfait.
Considérant, après cela, ce que c'est quod beatam vitam efficiat (ce qui rend la vie heureuse), c'est-à-dire quelles sont les choses qui nous peuvent donner ce souverain contentement, je remarque qu'il y en a de deux sortes : à savoir, de celles qui dépendent de nous, comme la vertu et la sagesse, et de celles qui n'en dépendent point, comme les honneurs, les richesses et la santé..
Et ce n'est que de cette sorte de contentement, de laquelle il est ici question ; car puisque l'autre n'est aucunement en notre pouvoir, la recherche en serait superflue. Or il me semble qu'un chacun se peut rendre content de soi-même et sans rien attendre d'ailleurs, pourvu seulement qu'il observe trois choses, auxquelles se rapportent les trois règles de morale, que j'ai mises dans le Discours de la Méthode.
La première est, qu'il tâche toujours de se servir, le mieux qu'il lui est possible, de son esprit, pour connaître ce qu'il doit faire ou ne pas faire en toutes les occurrences de la vie.
La seconde, qu'il ait une ferme et constante résolution d'exécuter tout ce que la raison lui conseillera, sans que ses passions ou ses appétits l'en détournent ; et c'est la fermeté de cette résolution, que je crois devoir être prise pour la vertu ….
La troisième, qu'il considère que, pendant qu'il se conduit ainsi, autant qu'il peut, selon la raison, tous les biens qu'il ne possède point sont aussi entièrement hors de son pouvoir les uns que les autres, et que, par ce moyen, il s'accoutume à ne les point désirer ; car il n'y a rien que le désir, et le regret ou le repentir, qui nous puissent empêcher d'être contents
Au reste, toutes sortes de désirs ne sont pas incompatibles avec la béatitude ; il n'y a que ceux qui sont accompagnés d'impatience et de tristesse (qui sont incompatibles avec la béatitude). Il n'est pas nécessaire aussi que notre raison ne se trompe point ; il suffit que notre conscience nous témoigne que nous n'avons jamais manqué de résolution et de vertu, pour exécuter toutes les choses que nous avons jugé être les meilleures, et ainsi la vertu seule est suffisante pour nous rendre contents en cette vie. Mais néanmoins pour ce que, lorsqu'elle n'est pas éclairée par l'entendement, elle peut être fausse, c'est-à-dire que la volonté et résolution de bien faire nous peut porter à des choses mauvaises, quand nous les croyons bonnes, le contentement qui en revient n'est pas solide ...
En suite de quoi, il me semble que Sénèque eût dû nous enseigner toutes les principales vérités, dont la connaissance est requise pour faciliter l'usage de la vertu, et régler nos désirs et nos passions, et ainsi jouir de la béatitude naturelle; ce qui aurait rendu son livre le meilleur et le plus utile qu'un Philosophe païen eût su écrire… »
Publié par dictionnaire sahaja yoga