lundi 26 juin 2017

Comment faire si quelqu'un bloque sur la photo?



Sahaja Yogi: Cette personne dont je parlais, Mère, vit en Écosse, très loin - donc c'est difficile. Mais ils ne sont pas très riches. Ils vivent des allocations de la sécurité sociale. Donc, cette personne ne peut pas venir vous voir.
Shri Mataji: Je vais aller à Glasgow, un jour. Et dites-lui de m'accepter de plus en plus. Ensuite, ses conditions financières s'amélioreront. Pourquoi vivent-il des allocations?
Sahaja Yogi: C'est une dame, et son mari vit de la sécurité sociale. Il est sourd et il est difficile pour lui d'avoir un emploi en Écosse.
Shri Mataji: Ils n'ont pas d’emploi? Ils devraient essayer de trouver un emploi. Les personnes vivant sur les allocations n’ont pas non plus de vibrations. C’est très vrai. Vous voyez, il ne faut pas vivre en parasite de la société.
Sahaja Yogi: Il n'est pas un parasite Mère. Il essaie de trouver des emplois. Mais, en raison de son infirmité, de sa surdité-
Shri Mataji: Non,une fois de temps en temps, ça va, si vous ne travaillez pas; mais vous devez essayer de trouver un emploi. Je veux dire qu'il ne devrait pas aimer ce genre de vie, d’accord? Donc, dis-lui ces deux choses, qu’il lui faut trouver un bon travail pour lui-même, ainsi que - dans ce pays, il n'est pas difficile de gagner de l'argent, vraiment pas très difficile.
Sahaja Yogi: C'est en Écosse, c'est plus difficile que ici, Mère.
Shri Mataji: Non, Je veux dire -
Sahaja Yogi: Il y a une pénurie d'emplois là-bas. Spécialement pour les personnes -
Shri Mataji: Même si vous faites du baby-sitting, vous pouvez gagner de l'argent ici. Vous pouvez travailler. Vous voyez, si vous voulez vivre des allocations, comme vous en avez, vous en dépendez.
Sahaja Yogi: Je leur dirai de faire quelque choses à ce sujet Mère.
Shri Mataji: Mais ne lui dis pas les choses telles quelles, il en serait blessé. Dis-lui simplement que Mataji a dit :"Vous devriez essayer de plus m'accepter" et que Je lui obtiendrai un travail aussi." Il trouvera le travail qui lui convient.

Sahaja Yogi: En fait, c'est l'épouse qui méditait, et son mari, je pense, est né Réalisé aussi, mais il ne médite pas régulièrement. Mais il a cette brise fraîche.
Shri Mataji: Oh, Je vois. Tout va s’arranger, ne vous inquiétez pas. Quel est son nom?
Sahaja Yogi: Le nom du mari, c’est Tom.
Shri Mataji: Tom.
Sahaja Yogi: La femme c’est Jetta.
Shri Mataji: Comment?
Sahaja Yogi: La femme s’appelle Jetta.
Shri Mataji: Jetta. Bien. Tu vois, ils doivent m'accepter, c'est la seule chose.
Beaucoup de gens obtiennent des vibrations venant, par exemple, de Gavin, mais pas de moi. Il y en a qui sont comme cela.

Kuli: Pardon, Mataji?
Shri Mataji: Hum.
Kuli: J'ai dit à un homme: "Voyez si vous pouvez ressentir les vibrations venant de cette photo?" Vous voyez? Il a dit: "Non, je ne crois pas aux photographies". Alors, en peu pour plaisanter, je lui ai dit: "Voyez si vous pouvez les ressentir venant de moi? "Il était disposé à le faire, mais il ne voulait pas mettre ses mains devant la photo.
Shri Mataji: Voyez! Lui, Gavi, il nous parle d’un résultat concret. Il dit qu'il y avait quelqu'un à qui il a demandé: "Pourquoi ne voyez-vous pas vos vibrations à partir de la photo? Voyez si vous obtenez les vibrations." Ils a répondu:" Je ne crois pas aux photographies. Je ne sentirai pas." Alors Gavi a dit:" D'accord, mettez vos mains vers moi, voyez si vous obtenez une brise fraîche." Il a mis ses mains vers Kuli, mais il n’a pas voulu les mettre vers la photo. Bien que Kuli mette ses mains vers la photo, lui ne voulait pas le faire.
Kuli: Vous savez, je lui ai dit : "Je tire les vibrations de la photo", mais il ne voulait pas mettre ses mains vers la photo.
Shri Mataji rit
Shri Mataji: C’est typique! Nous en avons un autre comme cela en Inde. C’est Rajesh. Il a deux belles-sœurs qui lui ont dit: "nous sentons de la brise venant de toi, mais pas (de la photographie).»
Shri Mataji Nirmala Devi, Guru Puja, Dollis Hill, London, 02/12/1979

Certains conditionnement, tenaces, nous empêchent d’accepter les sensations ou sentiment qui existent en nous. En plus, les gens ont besoin de concret et une photo c'est toujours un objet symbolique. C'est pourquoi il ne faut pas hésiter à être un canal vivant qui véhicule les vibrations.
Publié par dictionnaire sahaja yoga

samedi 24 juin 2017

"Niroutai, activiste pour l'Indépendance de l'Inde"

La sœur cadette de Shri Mataji parle de leur enfance, de leur famille et de leur lutte pour l'indépendance de L’Inde.
« Honorables invités, qui ont célébré l'anniversaire du 60e anniversaire de ma sœur aînée, mes plus jeunes frères et sœurs et frères et sœurs Sahaja Yogis. Ce soir, je me considère chanceuse de pouvoir, en cette occasion, dire quelques mots à propos de Niroutai. Celle que vous connaissez en tant que Mataji Nirmala Devi, l'appelions Niroutai.
Niroutai et moi-même, nous avons toutes deux grandies ensemble et j'ai donc eu le privilège de connaître de près ses vertus et le dynamisme de sa personnalité. Nous sommes nées alors que l'Inde était un pays assujetti. Pourtant, étant nées dans une famille chanceuse et nantie, nous n'avons souffert de la pauvreté ni d'aucun problème de la vie. Notre enfance s’est passée dan le bonheur et dans la joie.
Nous sommes nées à Chhindwara, c'est-à-dire que mon frère aîné, M. Narendrakumar Salve -, que vous devez tous connaître car aujourd'hui, il est le ministre de l'acier et des mines -Niroutai, moi-même et mon frère cadet, M. Balasaheb Salve, nous sommes nés tous les quatre à Chhindwara, et les trois autres plus jeunes frères et sœurs sont nés à Nagpur, parce que notre père a été muté à Nagpur en 1928. En l'an 1930, qui est censé être l'année la plus cruciale dans la lutte pour l'indépendance de notre nation, notre style de vie a subi un changement radical.
Notre père a renoncé à son titre de "Rao-Sahib" pour rejoindre le mouvement "Freedom" (créée par Gandhi). Nous étions trop jeunes pour comprendre l'importance du changement qui allait toucher notre mode de vie, c'est-à-dire au niveau de nos vêtements, de nos activités, etc., mais peut-être en raison d'un amour inné pour la liberté, nous avons bien accueilli le changement et nous ne l'avons jamais combattu. Nous avons tous accepté le changement, mais parmi nous. Niroutai était la plus zélée à l'accepter.
Notre mère devait nous emmener en voiture avec elle à chaque fois qu’elle et notre père devaient se rendre aux réunions du Congrès d'alors, et je me souviens que Niroutai tenait pour nous des réunions similaires à la maison et, en imitant les leaders, elle prononçait des discours, façon théâtre familial. On chantait alors la chanson "Charkhd chata chata ke Lenge Swarajya Lenge" (nous gagnerons notre liberté en tournant la girouette). On accompagnait notre mère lors de boycotts organisés devant les magasins vendant de vins.
Mais le plus important, c’étaient nos manifestations. Gandhiji, Bapu, avait introduit la notion de "Vanar-sena" (d’armée des singes) en direction des enfants. Avec le drapeau tricolore du Congrès en mains, Niroutai menait ces processions qui parcouraient la localité où nous habitions. Dès l’enfance, il était évident que Niroutai possédait ce leadership - avec la pleine compréhension et le but de réaliser quelque chose dans la vie- qui n’était pas pour satisfaire son ego.
En 1942, lorsque le mouvement Quit-lndia a commencé, Niroutai y a participé très activement. Je ne sais pas si elle vous a informé d'un incident lors de cette période: elle avait été renvoyée temporairement du collège pour avoir offert des bracelets au fils du directeur de l’Instruction Publique, qui refusait de coopérer avec le mouvement.
Lorsque le directeur du collège a reçu l’ordre de la renvoyer, étant un ami proche de notre père, il s’est mis en congé. Le vice-directeur est venu chez nous et a rencontré notre mère. Notre père était déjà en prison (pour activisme politique) et, par conséquent, il a conseillé à notre mère de retirer le nom de Niroutai du collège, sinon sa carrière éducative risquerait d’être ruinée.
Mère en a parlé longuement avec Niroutai, qui, sans crainte, a déclaré à sa mère et au vice-directeur qu'elle ne permettrait jamais que son nom soit retiré. Elle préférait encore accepter le châtiment (du gouvernement britannique). Quel sacrifice! Une fille prenant une décision aussi audacieuse à l'âge de 15 ou 16 ans, ce n'était pas une mince affaire! De telles décisions ne peuvent être motivées que par une inspiration intérieure. On ne peut pas les forcer et, par conséquent, ces inspirations provenant de l'intérieur comme la Parole divine peuvent élever une personne à des niveaux très nobles et élevés. Nous avons eu beaucoup de chance d'avoir des parents très compréhensifs qui n'ont jamais réprimé nos envies intérieures.
J'ai mentionné précédemment que notre père était déjà en prison. La correspondance avec la famille n'était pas autorisée. Je ne sais pas si vous connaissez les difficultés que les familles des combattants de la liberté avant l'indépendance ont connues, car aujourd'hui vous êtes ici dans une Inde libre et beaucoup d'entre vous sont peut-être nés sans une Inde indépendante.
Nous avions reçu une lettre que notre père avait glissée dans la poche du manteau qui devait passer par la laverie. Il y avait écrit: J'ai appris par les journaux. Mes plus chaleureuses félicitations à Nirmala." Ainsi, même alors, nous étions tous fiers d'elle.
L'autre jour, certaines personnes qui écrivent la biographie d'un combattant de la liberté se sont renseignées sur les contributions de Niroutai à la lutte pour la liberté, car elle et son amie avaient osé voyager avec ce combattant de la liberté, se faisant passer pour ses filles, dans le seul but de l’empêcher d'être arrêté.

Même après son mariage, Niroutai n'a pas changé et, c’est en raison de ses franches qualités aussi qu’elle a pu rassembler une grande famille avec tant d'entre vous. D’après moi, elle a été passionnée par "Sahaja Yoga" en raison surtout des bases solides données par nos parents dans notre enfance concernant des valeurs justes, l'importance d'une vie éthique et spirituelle.
Chaque soir, quand il revenait du tribunal, notre père (avocat à la cour) jouait de l’harmonium et nous enseignait des bhajans de toutes les religions. Nous sommes chrétiens, mais je ne me souviens pas d’une préférence particulière pour les hymnes chrétiens. Étant fan de musique, j'étais particulièrement intéressée à apprendre ces bhajans.
Le premier bhajan qu’il nous a enseigné c’était "Bande Jap Man Har Giridhdri" (O mental, souviens-toi de Har (Shiva) et Giridhari, c'est-à-dire Shri Krishna) qui suit la mélodie du raga Darbari Kanara. Il nous faisait même interpréter ces bhajans individuellement. Ainsi, dès l’enfance, le respect de toutes les religions nous a été inculqué et dans ce contexte, je ne suis pas du tout surprise que Sahaja-Yoga soit devenu la mission de la vie de Niroutai.
Son autre qualité remarquable c’est l’amour maternel qu’elle a pour chacun. Nous sommes très impressionnés et émus par la foi profonde et le véritable dévouement que vous avez tous pour elle. Je pu constater, depuis hier, avec quel sérieux et tendresse vous voulez vous en occuper. J'ai remarqué en plaisantant que je ne peux pas être certaine que mes propres belles-filles s'occuperaient aussi bien de moi!
C’est pourquoi, dans un monde comme le nôtre, rencontrer une telle foi profonde, une véritable dévotion, une grande considération et une affection pure est une expérience rare. On en trouvera des milliers s’il s’agit être égoïstes, se méfier d’autrui, être violents et destructeurs. Mais s’il s’agit d’aimer, de s'occuper des autres comme de notre propre famille et de respecter un être humain simplement parce que c’est un être humain, ils hésiteront à se faire connaître.
Par conséquent, Niroutai a accepté un véritable défi - un défi non seulement au niveau national mais aussi au niveau international, et pour cela nous tous, frères et sœurs, sommes très fiers d'elle. Elle m'a donné une idée de son travail et des personnes qui sont devenues ses disciples. Pourquoi pas ?
Je crois fermement que la bonté est la qualité essentielle d'un être humain et, par conséquent, quelques soient les tentations qui croisent son chemin, il finit par choisir la bonne direction et réaliser que la vie spirituelle et Dieu ne sont pas des mythes mais sont bien réels.
Je suis vous très reconnaissante de m'avoir donné l'occasion d'exprimer mes pensées devant vous et au nom des membres de notre famille, je prie Dieu que Niroutai soit bénie d’une très longue vie. Nous essayerons de contribuer à notre manière à sa mission qu’est "Sahaja Yoga". Je suis sûre que vous collaborerez avec elle. Et je conclurais mon discours en priant Dieu de l’y aider. »
Propos du docteur S. Swaminathan Ramachandran sœur de Shri Mataji, recueillis par Allan Wherry , 21/03/1983
Publié par dictionnaire sahaja yoga

vendredi 23 juin 2017

Gourou Ashtakam



Publié par dictionnaire sahaja yoga

jeudi 22 juin 2017

Quelle différence entre un gourou et une mère?


« Le gourou établit le dharma, la subsistance chez le disciple. Il donne des idées très claires et précises de ce qu'est le pouvoir de subsistance à son disciple. Il peut prêcher pour le monde entier, mais pour ses disciples, il donnera des instructions très précises. La plupart des gourous, quand ils le font, cisèlent chacun de leurs disciples. D'abord, ils soupèsent la profondeur de l’envie du disciple, à quel point un disciple peut vraiment recevoir. Et puis ils acceptent quelqu'un comme disciple après avoir vérifié s’il est vraiment capable de recevoir des instructions sur le dharma.

Mais pas avec Sahaja Yoga parce que votre gourou, c’est une mère. Alors elle vous initie sans chercher à savoir quelle est votre envie, quelle est votre capacité et quelle sont les qualités de votre personnalité. C'est un style de gourou très différent que vous avez, qui s'occupe de votre corps, qui s'occupe de votre esprit et de vos problèmes et vous accorde la bénédiction de l’éveil de la Kundalini. Mais normalement, les gourous ne le font pas; la raison en est qu’ils ne sont que des gourous, pas des mères.

Quand vous faites un puja au gourou, que faites-vous vraiment? Vous devez comprendre cela. Cela signifie que vous vénérez en vous-mêmes le principe du gourou... Le principe qui est en vous, qui doit être réveillé, qui doit être fleuri, par lequel vous devenez les gourous, ce principe est celui du dharma. Donc, il faut savoir que lorsque vous faites un puja, Je voudrais vraiment cette fois-ci, vous donner cette floraison interne qui vous fait exhaler le parfum du dharma.
Mais, tout comme vous avez vu qu’après la Réalisation, il vous faut être très prudents, de la même manière, après être devenu un gourou, il est encore plus nécessaire d'être prudents. Parce que, comme vous le savez, en Occident, nous avons un problème d'ego. Les Occidentaux sont axés sur l'ego. Et ce principe du gourou, une fois établi - signifie être supérieur. Le gourou, c’est celui qui est plus élevé, c’est celui qui a le plus de gravité en lui.
Le mot gourou est même utilisé pour parler du magnétisme: c’est ce qui a plus de poids, de gravité. Une telle personne a beaucoup plus de gravité que d’autres. Alors elle peut enseigner aux autres, elle doit être une personne supérieure.
Lorsque cela s’éveille en vous, cela doit être nourri par une observation intégrale de vous-même, pour voir que vous ne succombiez pas aux voies de l'ego. Ainsi, vous ne devriez pas avoir un comportement irréligieux, ni un comportement indécent, ni être colérique, ni être servile, mais vous devriez être équilibrés. Vous êtes le gourou. Vous êtes quelqu’un de supérieur au reste des autres. Vous devez donc maintenir certaines valeurs supérieures de dignité de votre propre subsistance, qui doivent être supérieures à celles des personnes à qui vous enseignez, qui deviendront vos disciples. »
Shri Mataji Nirmala Devi, Gourou puja, Finchley, Londres, 21/07/1978

La notion de dharma est presque synonyme à celle de subsistance. Le pouvoir de subsistance d'une personne, c'est la nourriture spirituelle dont une personne humaine a besoin pour vivre en bonne harmonie. Elle est tout aussi nécessaire à sa vie que la nourriture physique l'est pour sa santé. Quelle est la différence entre le dharma et la subsistance? Celui dont toute la subsistance est égale au dharma est un Dieu, le Dieu Vishnou de l'évolution par exemple. Le dharma représente des caractéristiques absolues. Mais un être humain a besoin d'apprendre à respecter certaines qualités, le dharma ne lui est pas acquis, il doit l'entretenir en entretenant certaines valeurs pour que sa subsistance personnelle se rapproche le plus possible de cet absolu qu'est le dharma. On dira que la subsistance, c'est ce que l'homme doit absorber pour que ses qualités humaines s'épanouissent.
Publié par dictionnaire sahaja yoga

mercredi 21 juin 2017

Guru Totz. Mhanavi Kara Mazha


Le bhajan "Guru Totz. Mhanavi Kara Mazha" est écrit en marathi (55. C'est l'un des bhajans les plus difficile à chanter.
Il est interprété par Anil Kumar du groupe Nirmal Sangeet Sarita.
Publié par dictionnaire sahaja yoga

mardi 20 juin 2017

L'amour donne l'équilibre



« J’ai rencontré un artiste qui a réalisé beaucoup d’œuvres, et lui ai demandé : "pourquoi ne me les montrez-vous pas ?" Il m’a répondu : " Non, je ne veux pas vous les montrer, je les ai créées pour moi-même. " J’ai répondu que J’aimerais bien les voir. Je les ai vues, elles sont magnifiques, très belles. Je lui ai demandé pourquoi il n’exposait pas. Il m’a dit : "Pas la peine, les gens vont juste critiquer. Je les fait pour mon propre plaisir, et ils vont simplement gâter tout le plaisir de ma création."
Donc, une des choses basiques que nous devrions éviter de faire, c’est de critiquer les autres. Mieux vaut vous critiquer vous-même. Faites votre autocritique, critiquer vos frères et sœurs, critiquer votre pays, critiquer toutes les habitudes que vous avez et riez de vous-même, c’est la meilleure façon d’agir. Si vous savez comment rire de vous-même, alors vous n’objecterez pas, vous ne ferez pas obstacle à la créativité d’une autre personne.
Donc, avec l'ego, vous devenez tellement condamnable, vous pouvez critiquer n'importe quoi, pense que vous pensez que c’est votre droit. Qui vous a donné ce droit de critiquer? C’est la question qu'il faut se poser. Comment pouvons-nous critiquons quiconque? En tant que saints, comme vous l'êtes maintenant bien sûr, vous pouvez savoir qui a des blocages, qui a de mauvaises vibrations, qui a un problème, vous le savez. Vous le savez, ce n'est pas du conditionnement, ce n'est pas que vous le faites à cause de l’ego, mais vous le ressentez sur vos doigts, c'est un sentiment réel en vous, c'est par le "bodha" que vous le savez.
Alors, que devriez-vous faire? Avec amour, vous devez dire à la personne, si possible, que: "Cela ne vas pas chez toi, il vaudrait mieux te corriger". Mais de manière à ce que la personne le fasse. Au contraire, si vous lui dites d'une manière qui fait qu'elle devient encore pire que ce qu'elle était, vous n'avez pas du tout aimé cette personne. Permettre à chacun de grandir.
Il y a beaucoup de Sahaja Yogis qui sont très, très bien, excellents, sans aucun doute, mais aussi il y a des personnes que nous pouvons appeler très difficiles, vraiment! Il y a une sorte de fêlure dans leur tête ou quelque chose, il manque parfois quelque chose. Je pense qu’ils ont une case en moins. Parfois ils se comportent comme des clowns et on a connu des gens qu’ont ne pouvait tout simplement pas aider. Ils pouvaient se montrer très intelligents par ailleurs, ils pouvaient être très pointus par ailleurs, mais pour Sahaja Yoga, ils ne pouvaient pas descendre au niveau où vous pouvez dire que maintenant, la croissance est possible.
Si la Terre Mère avait été très chaude comme le Soleil, il n'y aurait pas eu de croissance, ou si elle avait été froide comme la Lune, il n'y aurait pas eu de croissance. Elle devait être au centre où elle possédait ces deux aspects dans de bonnes proportions pour évoluer. De même, un être humain doit veiller à maintenir une tempérance, un équilibre et comprendre qu’il ne faut pas aller dans l'extrême. Quand vous aimez quelqu'un, vous apprenez à avoir cet équilibre. »
Shri Mataji Nirmala Devi, Sahasrara Puja, Sorrento, Italie, 06/05/1989

Le terme de bodha signifie une perception, une connaissance des choses au moyen du système nerveux central. C'est une expérience qui doit se vivre et non s'apprendre intellectuellement.


Pour acheter ce morceau 3 euros,, allez sur la page :
http://legendsofthelight.bandcamp.com/album/song-called-life

Puis entrez à droite le nom de "song called life"
Publié par dictionnaire sahaja yoga

lundi 19 juin 2017

Ishwara Pranidhan ou la Réalisation du Soi

Interviewer: Bonsoir. Bienvenue dans le programme. Mataji, vous êtes le leader de, ou vous êtes une praticienne, si j’ai bien compris, de Sahaja Yoga. Pouvez-vous expliquer ce que c'est?
Shri Mataji: Sahaja signifie spontané. "Saha" signifie avec, "Ja" signifie né; c’est inné, c'est spontané, c'est une force vivante, une force vivante qui a fait de vous un être humain à partir de l'amibe et va faire de vous un être supérieur n vous faisant devenir le Soi. Dans toutes les Écritures, vous verrez qu’il a été décrit que vous deviez renaître. Chaque prophète, chaque incarnation a déclaré que vous deviez naître de nouveau. Et il doit y avoir quelque chose en nous qui fait ce travail, et on l’appelle la Kundalini et qui était connue des gens – de très peu de personnes devrais-Je dire - dans les temps anciens.
Puis, dans les années 600, Adi Shankaracharya en a parlé très clairement, disant qu’il n’y a que l’éveil de la Kundalini, l'éveil de ce pouvoir résiduel en nous qui se trouve dans l'os triangulaire appelé sacrum – ce qui signifie un os sacré - imaginez, à ce moment-là, ils savaient que c’était un os sacré- qui s'élève et croise tous les centres subtils, perce la fontanelle et vous donne votre vrai baptême, votre véritable naissance. Et vous pouvez aussi sentir la douceur de votre zone d'os de la fontanelle sur la tête. Et c'est une actualisation. Ce n'est pas quelque chose que vous pouvez simplement acheter ou auquel vous adhérez, ou organisez. C'est une actualisation et vous pouvez voir la pulsation de la Kundalini à la base, la montée de la Kundalini et la rupture de la fontanelle appelée en sanscrit Brahmarandhra.

Interviewer: Donc, vous dites que c'est ... L'Esprit en nous, que vous appelez Kundalini?
Shri Mataji: Non. L’Esprit? C'est plutôt le Saint-Esprit, et l'Esprit est dans le cœur. L'Esprit est le reflet de Dieu en nous.
Interviewer: Ce n'est donc pas l'Esprit. C'est une force de vie?
Shri Mataji: C'est la force qui est le pur désir d'être uni à Dieu; elle est en nous tout le temps, à l'état de dormance. Elle ne se manifeste que quand elle voit, ou obtient des instructions, ou est gérée par une personne autorisée par Dieu. Pas par une institution ou par quelque chose, mais par Dieu. Une telle personne est elle-même une âme Réalisée. C'est comme si une lumière éclairée pouvait en allumer une autre. C'est très simple.
Interviewer: Donc, ce que vous essayez de nous dire, c'est que nous avons en nous une force vivante appelée ...
Shri Mataji: Un germe, une force de germination, peut-on dire.
Interviewer: D’accord, appelée Kundalini.
Shri Mataji: Oui.
Interviewer: Et elle est générée dans ...
Shri Mataji: Elle s’éveille. En fait, elle se déplace comme une énergie.
Interviewer: Dans l'os, mais autour de l'œil?
Shri Mataji: Non, non, non, au sacrum, c'est l'os à la base de la colonne vertébrale, l'os triangulaire.
Interviewer: D’accord, à la base de la colonne vertébrale et c'est là que cette force s’éveille.
Shri Mataji: Oui. Et elle s’élève. Vous voyez la pulsation s’élever et elle arrive jusqu’au sommet de la tête, qui s'appelle la fontanelle en termes médicaux. Mais, ici, cela s'appelle le "taloo" en sanscrit. Et elle le perce. Vous pouvez voir la pulsation venir ici et après un certain temps, la pulsation s'arrête.
Interviewer: C'est au moment où vous méditez? Vous pouvez voir cela chez quelqu'un qui médite? Ou…
Shri Mataji: C'est comme, vous voyez, pour cela, vous devez simplement placer votre main vers moi pour commencer. Ensuite, tout autre Sahaja Yogi peut aussi le faire. Mais pour commencer, vous devez placer vos mains vers moi juste comme cela, comme pour faire "namaz", vous voyez, comme lorsqu’ils font "namaz" (les mains ouvertes comme dans la prière de l'islam).
Interviewer: Les paumes ouvertes.
Shri Mataji: Oui, simplement les paumes vers moi et vous verrez que sur vos doigts, quand la Kundalini aura percé (la fontanelle) vous commencerez à sentir une brise fraîche souffler et c'est le signe que vous avez reçu cette Puissance qui vous traverse. Mais en plus de cela, vous obtenez beaucoup d'autres manifestations. Comme par exemple, vous vous sentez d’abord absolument détendu. Deuxièmement, vous sentez que la brise fraîche vient également de la tête, de la fontanelle. Tout d'abord, c’est de la chaleur qui sort et puis c’est une brise fraîche qui sort.

Interviewer: D’accord. Que se passe-t-il lorsque cela se produit? Qu'est-ce qui arrive au corps? Est-ce que l'on se relaxe? Est-ce que l'on devient plus saint? Qu’est-ce que ça se passe quand ça ... si ...
Shri Mataji: Vous évoluez. Vous évoluez vers un état de conscience plus élevé. Votre conscience telle qu'elle est, est une perception humaine ou une conscience humaine. Maintenant, mais votre Esprit reste en lui-même, il profite de lui-même, il n'existe pas dans votre conscient. Cela signifie que vous ne ressentez pas sa manifestation sur votre système nerveux central. Il reste tout seul.
Or, quand la Kundalini s’élève, elle intériorise votre attention car l'événement de la Réalisation se produit et cette attention se retrouve éclairée par l'Esprit qui est en fait situé dans le cœur. Mais le siège de l’Esprit est sur le "taloo", sur la fontanelle, sur le sommet. Donc, une fois que vous touchez cela (par l’éveil de la Kundalini) votre attention devient éclairée et l'attention elle-même devient consciente de la Conscience Collective. Elle devient, c'est un devenir. Ce n’est pas en disant simplement qu'ils sont tous frères et sœurs que cela se produit. Vous commencez à les percevoir sur le bout des doigts, tous les centres, les vôtres et ceux des autres aussi.

Interviewer: Donc, c'est une méthode pour faire face à des forces qui sont au sein de notre propre corps, pour parler franchement.
Shri Mataji: Oui, bien sûr. C'est pourquoi c'est "sahaj", c'est-à-dire inné. "Sahaja" - inné. Yoga signifie union avec Dieu. Ainsi, ce droit de renaître, d’être uni à Dieu est en vous. Mais cela doit fonctionner spontanément.

Interviewer: En quoi est-ce différent des autres pratiques de yoga que nous avons vues au fil des années? Cette forme de yoga que nous avons à la télévision le matin, dans les magazines féminins, les cours auxquels les gens vont, ce qui, je suppose, sont vraiment des exercices de relaxation. En quoi votre Sahaja Yoga diffère-t-il de cela?
Shri Mataji: C'est très différent parce que, vous voyez, dans ces yogas, l'accent est mis seulement sur le côté physique de la vie. Vous n'êtes pas seulement un être physique, ni un être émotionnel, ni même votre religion, qu’on appelle votre subsistance. Vous êtes bien plus que ça et tant que vous ne verrez pas ces trois aspects d’une façon correctement équilibrée, cela peut s'avérer être très dangereux. De plus, le Hatha Yoga qui se pratique ces jours-ci n'a peut-être aucun rapport avec ce qu'est le véritable yoga de Patanjali. Parce que le yoga de Patanjali était pratiqué à une époque où il y avait un autre type de système dans la société où les enfants de cinq ans avaient l'habitude d'aller chez des gourous, de rester chez eux, et là, les gourous choisissaient ceux qui étaient aptes pour la Réalisation. Ensuite, la première chose qu'ils faisaient, c’est Ishwara Pranidhan, ce qui veut dire l'établissement de Dieu en vous, soit la Réalisation.
Il y a huit choses simultanées, "ashtaangas". Ce ne sont pas seulement des exercices physiques, les exercices physiques ne concernent qu'un dixième de l'un d'entre eux. Mais la chose la plus importante, c’est l'établissement de Dieu, c’est à dire Sahaja Yoga. D'abord, votre Dieu doit être établi, puis vous voyez le mouvement de la Kundalini et vous voyez les obstructions des différents centres et vous savez quel centre doit être activé; s'il y a un problème physique, vous savez quel exercice faire. Mais avec le yoga moderne d'aujourd'hui, c’est comme si vous preniez tous les médicaments en même temps, d’un seul coup, qu'ils soient nécessaires ou non. Vous ne savez pas ce que vous vous faites. C'est absolument absurde. »
Shri Mataji Nirmala Devi, Interview à la radio, Sydney, Australie, 31/03/1981
Publié par dictionnaire sahaja yoga

dimanche 18 juin 2017

Raga Durga par Amjad Ali Khan



Amjad Ali Khan interprète le raga Durga au sarod lors du Guru puja de 1995.

Le joueur et compositeur Ustad Amjad Ali Khan est reconnu mondialement pour son talent et son originalité de joueur de sarod.
Il joue ici en compagnie de ses élèves.
Publié par dictionnaire sahaja yoga

samedi 17 juin 2017

Le peigne ou les nœuds?

« Le 11 Juin 2003, alors que je visitais Daglio, le téléphone s’est mis à sonner. On m’appelait du Palazzo Doria parce qu'il y avait quelque chose de très important qui nécessitait mon avis et ma présence. Je me sentais très gêné et mal à l’aise, car jusque-là, personne ne m’avait jamais demandé de me rendre au château.
En fait, je ne sais rien faire, je ne suis pas bon en travail manuel, je n'ai aucune expérience spécifique professionnelle, je suis juste en mesure d’offrir ma petite force physique. Ceci dit, en vérité, depuis quelques jours il y avait quelque chose dans l'air, comme si ma kundalini avait été appelée par quelqu'un de très "élevé".
Il est très difficile de décrire ce qui m’arrivait, parce que je vivais un mélange de d'émotions.
Cette semaine là, je passais ma lune de miel avec ma femme dans la vallée de Borbera. Au milieu de toute cette joie, je sentais comme si quelqu'un voulait m’avertir de quelque chose, mais évidemment je n‘arrivais pas à en comprendre le sens. Cependant, j’ai pris la voiture et je me suis rendu immédiatement au château. Jusque-là, les seuls emplois que j’avais faits concernaient le hangar où j’avais pris soin des salles de bains et de la cuisine. Au château j’avais fait des petits travaux manuels et je m’étais occupé des poubelles. Je ne comprenais pas ce que je devais faire au château.
J’ai pris les virages comme un pilote de course et je suis arrivé en quelques minutes. Près du château, j’ai vu beaucoup de poubelles et cela m’a rassuré, je me suis dit qu’on m’avait appelé pour cela. Je suis entré un peu plus calme, sûr d’avoir compris ce que je devais faire. Mais, en regardant les visages que je croisais, j’ai vu qu'il y avait quelque chose de très inattendu.
J’avais vu SHri Mataji trois mois auparavant en Inde. J'avais pris plusieurs jours de congé parce que notre lune de miel devait se faire en Inde au mois de mars, mais finalement, nous n’avions pas réussi à réunir à temps les papiers de ma femme qui était arrivée d’Ukraine quelques semaines auparavant. Je suis donc allé en Inde sans ma femme pour ma "première" lune de miel, mais avec tout le collectif. Nous étions à Pune pour le puja du Shrivaratri, puis à New Delhi pour l'anniversaire et pour le grand programme public dans le stade fin mars 2003. Le sentiment que j'avais eu, c’était que bientôt tout le monde allait connaître l'étendue de notre Mère.
Le Puja a été célébré dans le stade de Pune. Le grand programme public de Delhi, avec environ 100 000 personnes, préfigurait l'avènement de Sahaja Yoga à un niveau grandiose.
Je suis donc revenu d'Inde avec une joie sans limite: avoir vu notre Mère heureuse et entourée de milliers de personne était le rêve de notre vie. De retour à Rome nous nous sommes engagés au maximum pour développer Sahaja Yoga avec nos programmes, avec la certitude que dans peu de temps, tout le monde allait reconnaître la valeur de Sahaja Yoga.
Au lieu de cela, il est arrivé ce que jamais je n’aurais pu imaginer dans ma vie: Shri Mataji est tombée malade. Je ne pouvais pas en croire mes oreilles. Je n'étais pas habitué ni prêt à accepter l'idée de la voir dans un état de santé précaire. Plus encore à cause du tour en Inde où Mère était au maximum de sa gloire. Il est vrai qu’Elle avait manqué deux pujas importants: celui de Pâques et du Sahasrara, où Elle n'était pas venue, mais je n’aurais jamais imaginé une telle chose. J’avais entendu des rumeurs à ce sujet mais c’était comme si ma personnalité refusait de l'entendre.
Au château, j’ai été accueilli par quelques Yogis qui m’ont mis au courant de la santé de Mère qui était alitée depuis plusieurs mois. Et maintenant Elle avait un problème de cheveux. On m’a demandé: "Peux-tu y faire quelque chose?"
À l'âge de 16 ans juste pour le plaisir de connaître la vie, j'avais commencé une formation de coiffeur. En fait, plus tard, c’était devenu mon travail et dans mon temps libre c’était avec grand plaisir que je coiffais les cheveux de beaucoup de Sahaja Yogis et Yoginis. Il se trouve que pendant ces années, entre autres, je suis devenu bon pour dénouer les nœuds de comtesses qui - après deux à trois mois de bateau- revenaient sur la terre ferme avec des cheveux complètement emmêlés. J'étais devenu un spécialise dans ce domaine, car aucun de mes collègue n’avait la patience d’en venir à bout. Alors, quand on m’a demandé si j’étais capable de défaire les nombreux nœuds dans la chevelure de Shri Mataji, j’ai répondu que oui. Mais j’étais tellement confus que je ne comprenais pas vraiment ce qui se passait.
On m’a emmené auprès de Shri Mataji. Mes jambes vacillaient. J’avais envie de pleurer en voyant notre Mère aussi malade. Mais je ne pouvais pas, je devais rester concentré, parce qu’on m’avait prévenu que: "Si tu n’arrives pas à défaire les nœuds, l'alternative c’est de couper tous Ses cheveux pour empêcher qu’Elle souffre." En m’approchant de sa chevelure, j'ai sincèrement été pris d'un profond désespoir: tous les cheveux de Shri Mataji étaient complètement emmêlés, il n’y avait pas un seul centimètre de cheveux libre. C’était insoutenable! Comment était-ce possible?...
Entre temps, les Sahaja Yogis m’avaient encore demandé si j’étais vraiment sûr de réussir ce travail. J'ai eu un moment de lucidité et j’ai dit "oui". On m’a raccompagné à la sortie en me donnant rendez-vous pour le lendemain.
Je suis tout de suite allé acheter les choses dont j'allais avoir besoin. Je suis sorti du château comme si je sortais d'un cauchemar. Je n’arrivais pas à croire ce que j'avais vu. Notre Mère très malade, assise sur un fauteuil avec un aspect que je n'aurais jamais imaginé voir.
Je suis allé acheter des choses pour le lendemain, une très bonne crème pour les cheveux et un peigne à dents très pointues, les vendeuses ne me disaient rien en me voyant pleurer sans cesse, même pas bonjour. De retour à Cabella, je me souviens avoir passé la nuit à regarder le ciel, avec une seule question dans le cœur: Mère, qu’est-ce qui se passe? Mon esprit était rempli de pensées, mais je me suis dit que je devais rester calme pour le lendemain.
Le 12 Juin, 2003 je suis arrivé le matin au château et on m’a tout de suite accompagné jusque dans la chambre de Shri Mataji. Elle souffrait... J’ai pris ses cheveux dans la main et j’ai été très surpris de voir qu’ils étaient très, très fins. Je les avais toujours imaginés très épais.... Au lieu de cela, ils étaient très fins et je ne savais pas par où commencer le travail.
Elle était reste alitée depuis le mois d’avril et quand quelqu'un avait tenté de peigner ses cheveux, il lui avait fait mal. Afin de ne pas lui refaire du mal, ils avaient décidé de les laisser comme cela. Mais jour après jour, sa chevelure s’était de plus en plus emmêlée jusqu’à l'état actuel. Je voyais dans ses cheveux tous nos problèmes, je voyais les miens et ceux du monde entier. Avec tous ces nœuds, je voyais aussi le risque d’une troisième guerre mondiale avec toutes les violences et tout le mal. Mais surtout, je n’arrivais pas à accepter sa maladie. C’était injuste que Mère supporte davantage nos problèmes.
Lentement j’ai commencé à démêler un à un quelques nœuds, mais la situation était vraiment tragique. Je ne pouvais pas forcer parce que sinon j’allais lui fait mal. Mais si ma main était trop légère, rien ne se passerait. J’ai commencé à paniquer un peu mais j’ai compris qu’il me fallait rester calme et me concentrer sur ce que je devais faire au niveau pratique pour résoudre le problème. Je ne devais penser à rien d’autre et surtout je devais laisser mes sentiments de côté, complètement.
Je me suis concentré et j’ai mis beaucoup de crème. J'essayais que les cheveux absorbent la crème: la crème était comme l'amour qui doit adoucir une situation tendue et le peigne était comme un outil qui doit résoudre le problème. Enfin, je comprenais que je ne devais pas me presser pour prouver aux autres que je pouvais y arriver, parce que de toute évidence, les gens autour de moi doutaient vraiment de me voir défaire tous les nœuds.
Je suis entré en état de témoin d’une façon lente mais résolue. J’ai défait les milliers de nœuds en m'appuyant sur la force qui venait de Shri Mataji. En effet, pour la première fois dans ma vie, je ne devais pas penser à Shri Mataji, sinon je me serais bloqué, j’aurais commencé à pleurer devant ce que je voyais. ...Ce fut la seule façon pour moi de travailler avec lucidité. Lentement, très lentement, les nœuds ont commencé à céder la place à quelques centimètres de cheveux lisses mais parfois ils semblaient se reformer. Tout cela fatiguait Mère alors on commençait à me mettre un peu de pression, me priant d'accélérer les choses. J’ai de nouveau paniqué, parce que de toutes évidences, si j’allais plus vite, je lui aurais fait mal ...
Il fallait juste que je mette mon attention sur son Sahasrara: je l'avais imaginé plusieurs fois, mais cette fois il se trouvait devant mes yeux, dans mes mains. J'essayais de continuer à travailler tout en gardant un œil sur un seul cheveu à la fois.
De temps en temps, les petits-fils, les filles venaient nous voir et l'attente se faisait sentir. Je mettais encore beaucoup de crème pour créer un espace parmi les cheveux complètement dénoués. La situation était telle qu’en prenant un seul cheveu, c’était toute la masse de cheveux qui se déplaçait, tellement ils étaient emmêlés...Elle commençait à souffrir et je me voyais sombrer dans l'abîme de mon existence. J’entrais en crise. Ce qui m’a poussé à ne pas abandonner, c’était le fait que je devais le faire pour Shri Mataji et pour tous ceux qui voulaient la revoir encore. J'essayais d'avoir un mélange de force, de détermination, de douceur et de légèreté, pour démêler ses cheveux. Cela semblait fonctionner.
En fait, je me suis inspiré de la façon dont Shri Mataji a toujours agi avec nous, en étant déterminée à effacer tous nos problèmes, avec beaucoup de douceur et un grand instinct maternel. Donc, j'ai trouvé un moyen d'arriver à la solution, en cherchant à imiter ce que Mère avait fait pour nous, montrant une grande patience, de la détermination et beaucoup, mais beaucoup d'Amour pour dissoudre toutes nos aspérités. Il y avait des pauses, mais nous étions sur la bonne voie. Cheveu après cheveu, le peigne avec la crème défaisaient tous les nœuds! Enfin, près de cinq heures après, je pouvais peigner complètement tous les cheveux.
Lorsque le peigne a finalement glissé sans accro, j’ai ressenti un flot de vibrations venant de partout. Il n’y avait pas de blocages, mais en même temps, j'avais peur de porter le peigne à sa tête parce que je sentais que ses cheveux étaient comme ceux d'une "enfant" et en même temps je pensais que c’était la chevelure d'une Reine... J’ai continué à les coiffer ayant du mal à croire qu'il n'y ait plus de nœuds. Enfin, nous avions accompli la mission.

Cette sensation d'avoir devant moi une "petite fille", je reconnais que j’ai essayé plusieurs fois de la faire émerger. C’est peut-être même son état de santé inhabituel, qui, selon la maya, pouvait être décrit comme précaire, qui a suscité en moi ce sentiment. C’était un peu comme si j’avais connu toutes les phases de la vie de Shri Mataji, au stade d'enfant, de mère et de Gourou de Sahaja Yoga...c’est comme si j’avais vécu son voyage humain. Maintenant, c'était la phase où nous voulons apparaître comme des "personnes âgées" pour peut-être nous préparer au fait que l'on quitte bientôt son corps physique.
Maintenant, l'atmosphère avait complètement changé, c’était la fête autour de Shri Mataji. Enfin je la voyais sourire et cela m’a transporté dans un autre état... Elle était rayonnante, tout le monde était heureux. Autour de Shri Mataji, c’était la fête. Elle m’a demandé de toucher ses pieds de lotus, mais je ne me sentais pas de le faire. Après tout ce travail, qui était évidemment un travail sur nous-même, je ne voulais plus la toucher... Dans le passé, plus encore qu’aujourd'hui, j’avais de nombreuses limitations en tant que Sahaja Yogi, même si j’étais dans un moment important de ma vie, je savais que cela venait seulement de la Grâce. Donc, je ne me sentais pas de toucher ses pieds, mais je l'ai salué avec un "namaskar"... A ce moment-là, à l'intérieur de moi, j’ai reconnu que j’avais déjà tout reçu de la vie mais, s'il y avait un désir en moi, c’était celui d'avoir un bébé. Quelques jours plus tard, ma femme m’a annoncé la bonne nouvelle...
Plus tard, Shri Mataji s’est mise au lit. Elle a pu se reposer. Comme j’étais encore là, on m’a demandé si je pouvais lui couper un peu les pointes qui étaient un peu fourchues. Ainsi, pendant qu'Elle se reposait, je lui ai lentement coupé les extrémités effilochées et sa coiffure a commencé à prendre une très belle allure. J’ai demandé alors en moi-même, tenant ces pointes abîmées dans la main, que le mal qui existe en chacun soit détruit.
Elle s’est reposée... à ce moment-là, j’étais plus calme. J’ai laissé Shri Mataji alors qu’Elle dormait. Je marchais avec plus de tranquillité et surtout avec l'assurance que tous les nœuds avaient disparus.
C'était comme si tout le mal avait disparu et que maintenant, nous allions chercher à mieux nous comporter. En fait, après cette période, nous avons vécu des années très difficiles. Pendant tout ce temps j’ai pensé à ce que j’avais vécu ce jour-là. En fait, il était toujours évident pour moi que chacun de nous peut être comme ce peigne et résoudre les problèmes qui se manifestent, les problèmes que nous avons dans nos maisons, dans nos collectifs, dans notre société, qui sont en nous tous. Je pense que c’est vraiment cela notre travail: utiliser la crème de l'amour pour rendre tout plus souple, plus fluide et consacrer sa vie à résoudre et à annuler totalement tous les problèmes qui existent...
Je voudrais rappeler que ce qui m'a aidé ce jour-là à faire ce travail sur ses cheveux, c’était seulement le désir d'être en mesure de faire quelque chose de beau pour notre Mère.
Faisons en sorte que tous les jours de notre vie, que nos actions, nos pensées, notre volonté soient un cadeau... parce nous avons maintenant la capacité de pardonner, de tolérer et la patience d’affronter et de surmonter de nombreux problèmes qui existent dans le monde....Ainsi nous pourrons lui dire: "Shri Mataji, il n'y a plus de nœuds dans le monde, il n'y a pas plus de problèmes".
Aujourd'hui, témoin de ce moment historique de grand dynamisme, de grande profondeur et de grande interaction de Sahaja Yoga dans le monde, je m'aperçois que chacun de nous peut choisir d'être un nœud (un problème) ou le peigne (la solution).
Grâce à l'amour, l'engagement et le dévouement des Sahaja Yogis, nous pouvons être l'outil qui permet de résoudre les problèmes de l'humanité. Prenez cette histoire comme l’occasion de partager une expérience avec quelqu’un de très limité du point de vue spirituel et intellectuel, qui doit encore beaucoup évoluer, et si cette histoire vous a troublé, je vous présente mes excuses.
Avec beaucoup d'amour et un immense respect pour tous mes frères et sœurs du monde entier que j’estime beaucoup pour tous les efforts qu’ils font tous les jours pour améliorer cette planète. »

Valter
Publié par dictionnaire sahaja yoga

vendredi 16 juin 2017

L'épuisement du système nerveux sympathique n'est pas l'éveil de la Kundalini

Sahaja Yogi: .... Ensuite, à une date ultérieure, alors que que je dormais, j'ai effectivement vu ma Kundalini monter et ma tête était pleine d'une flamme blanche intense, puis elle est redescendue et est remontée. Et puis j'ai entendu un "Ting" sur le dessus de ma tête.
Rires
Shri Mataji: C'est un - ce n'est pas la Kundalini. C'est un pic (?).
Sahaja Yogi: Je suppose que c'était la rupture du brahmarandhra.
Shri Mataji: Non, non.
Sahaja Yogi: Ce n'était pas ça.
Shri Mataji: Ce n'est pas ça, c’est arrivé avec tant de gens, vous voyez, c'est due à l'ida et au pingala. Sahaja Yogi: C'est due à?
Shri Mataji: C'est due à ida pingala.
Sahaja Yogi: Oh, je vois, pardonnez-moi.
Shri Mataji: C’est le sympathique qui fonctionne et qui ressemble à la Kundalini, voyez-vous. Mais vous n’avez pas de vibrations dans la main ... Vous ne devriez jamais ressentir la Kundalini monter comme ça, comme une explosion.
Sahaja Yogi: Oh, je vois.
Shri Mataji: Plus tard, après la Réalisation peut être dans l'estomac [incertain]. Normalement, avec la Réalisation, vous n’avez pas ce genre de choses.
Sahaja Yogi: De toute façon, c'est tout ce que je veux dire. Merci beaucoup. Quoi qu'il en soit, après toute l'expérience, je - d'abord, bien sûr, j'étais tout à fait incohérent, je prenais de la drogue ... Les gens occidentaux semblent faire cela de nos jours et finalement j'ai trouvé, après avoir été exposé à l'amour de Mataji et à l'influence de Mataji, j'ai vu que peu à peu mon intérêt pour les drogues, mon intérêt pour l'alcool et le tabagisme disparaissaient et je devenais de plus en plus stable. Et maintenant, j'ai trouvé que la vie pour moi est très juste et
Shri Mataji: Tu peux donner une Réalisation.
Sahaja Yogi: J'ai découvert que je peux donner la Réalisation aux gens et
Shri Mataji: "Je peux aussi guérir".
Sahaja Yogi: Et oui, je dois aussi dire que je peux guérir les gens et j'ai trouvé - la première fois que j'ai donné la Réalisation à quelqu'un, j'ai été très étonné de juste prendre conscience que je pourrais faire une telle chose.
Mais maintenant, donner la Réalisation c’est toujours, vous savez, cela me fait toujours me sentir très bien et pur à l'intérieur, c'est tout simplement merveilleux.
Applaudissements
Shri Mataji: Félicitations! Ce genre d'expérience, beaucoup de gens l’obtiennent, comme Shri Krishna l’avait aussi comme ça et tant de gens se sentent comme ça.
Mais que quelque chose se produise et tout à coup se déclenche et vous vous sentez explosé et ouvert et tout cela, ce n'est pas la Kundalini. C'est le système nerveux sympathique qui est très tendu, vous voyez, il y a une tension. Dans l’expression de cette tension, ce qu’il se passe, c’est que l'ensemble, l'énergie de tout le sympathique… parce que le sympathique est trop activé, vous voyez, et ce qu’il se passe, c’est que le système parasympathique a restauré l'énergie quelle qu'elle soit. Alors il absorbe tout et quand tout est aspiré, tout à coup, il y a des ondes venant du plexus pelvien. Parce que, vous voyez, toutes les énergies sont libérées pour le sympathique parce que le sympathique est tellement épuisé, que, quelle que soit l'énergie qui reste à l’intérieur des chakras, elle est relâchée. Une fois qu'elle est relâchée, voyez-vous, toute cette énergie vous fait croire que l'énergie s’élève en vous parce qu'elle monte dans l’ida et pingala. Or, c'est de l'énergie qui est juste aspirée par ida et pingala...
Et c'est ce que tous ces gourous font: prendre cette énergie qui vous contrôle, et la mettre sur le sympathique. Il existe tellement de façons pour eux de le faire. Ils peuvent vous affamer, ils peuvent vous faire travailler très dur, ils peuvent vous fatiguer, ils peuvent vous faire dire quelque mantra. Je veux dire qu'ils font travailler si durement votre sympathique que, finalement, vous arrivez à un stade où vos chakras libèrent toutes les énergies qui sont stockées en eux et s’en séparent tout simplement, vous voyez. Donc toute cette énergie sera aspirée et la personne sentira que: "Oh, tout à coup, quelque chose s’est ouvert."
Mais dans ces circonstances, vous voyez, il se peut que vous ayez un gros trou dans la tête comme ça, comme un fou aurait ici, vous voyez, un gros trou. Et tout est absorbé et vous obtenez un creux là. Beaucoup de gens ont en un ici. C’est très différent (de la percée par la fontanelle) parce que toute l'énergie qui était à l'intérieur est absorbée. Alors, cela devient comme un grand creux à l'intérieur, vous voyez, pareil à un fou qui a aussi la même chose.
Voici donc la façon dont les gens confondent l'éveil de la Kundalini et l'épuisement du système nerveux sympathique. Normalement, avec l’éveil de la Kundalini par Sahaja Yoga, vous ne sentez rien. Elle monte tout simplement et agit. »
Shri Mataji Nirmala Devi, conversation avec les Yogis, Mumbai, 02/01/1979
Publié par dictionnaire sahaja yoga

jeudi 15 juin 2017

Bhajan "Mera Aham Hai Samarpite"



Le bhajan "Mera Aham Hai Samarpite" est placé sur des images datant des années 80 et montrant Shri Mataji arrivant dans un pays (en Angleterre?)
Publié par dictionnaire sahaja yoga

mercredi 14 juin 2017

De grandes âmes veulent naître

« Je dois aussi vous dire qu’au moment de la floraison, il y a des milliers et des milliers de fleurs, mais quand l'arbre vient juste d’être planté, il se peut que vous n’en ayez qu’une ou deux. Tant de grandes âmes sont nées pour devenir les fruits. C'est la raison pour laquelle nous avons ces Réalisations en masse. Des milliers de personnes obtiennent leur Réalisation et l’établissent.

Aujourd'hui, Je vous ai dit, en introduction à Sahaja Yoga, que "sahaja" signifie "saha" qui veut dire "avec" et "ja" qui veut dire "né". C’est né en vous, et "yoga" signifie l’union avec le Divin. C'est donc le droit de tout être humain, parce que c'est en lui, d’avoir le yoga spontané. Ce n'est pas une nouvelle méthode: comme une graine qui germe, votre Kundalini s’éveille aussi. Mais dans les temps anciens, cela n’était disponible que pour très, très peu de gens. Mais aujourd’hui, le temps est venu pour vous tous d'avoir la Réalisation.

Demain, Je vous parlerai des trois canaux et des trois puissances qui sont en nous et de l'Esprit qui réside dans le cœur. J'espère qu'au cours de ces trois jours, vous obtiendrez tous votre Réalisation. Mais le problème c’est que les gens se mettent encore une fois à faire des projections mentales sur Sahaja Yoga ou alors ils veulent se fuir. Ils ont peur de la réalité, ils ont peur d'eux-mêmes. Je dois vous dire que vous êtes les plus belles choses. Vous devez juste découvrir en vous-même votre gloire. Une fois que vous la découvrirez, vous oublierez toutes ces pensées qui vous rendent si désespérés. Après tout, nous devons savoir que si Dieu nous a créés, c’est qu’il doit s’occuper de nous aussi. Et s'il est Dieu tout-puissant, c'est à lui de tous nous sauver, sinon sa création sera détruite.

Sahaja Yoga a fait des merveilles et J'espère qu'à Paris, si cela fonctionne, ce sera une très bonne chose pour toute l'Europe. Autour de Paris, nous avons beaucoup de Sahaja Yogis. Mais ceux qui vivent à Paris vivent dans un autre monde, il semblerait. Ils viennent à ma conférence, peut-être qu'ils aimeraient se projeter mentalement ici aussi.
Mais J'ai une requête: il vaudrait mieux que vous ayez votre Réalisation, que ce soit à Paris ou ailleurs, vous feriez mieux de l'avoir et de l’établir. Vous apprécierez vos pouvoirs et les pouvoirs du Divin. Vous connaîtrez toutes les lois divines qui s'exprimeront en vous. Ensuite, vous saurez qu'on peut prouver que toutes les écritures du monde sont vraies. Si un aveugle tente de comprendre les couleurs, c’est très difficile de les lui expliquer; de même, tant que vous n’aurez pas votre Réalisation, vous ne comprendrez aucune écriture (sainte).

Que Dieu vous bénisse tous ce soir.
Et J'espère que ce soir nous essaierons d'atteindre cette Réalisation. Mais ce n'est pas comme si, une fois que vous l'avez atteinte, vous y êtes en permanence, parce que, voyez-vous, les gens en ces temps modernes sont très versatiles. Et tant de choses leur sont passées par la tête qu'ils sont perdus. Alors il vaut mieux trouver votre Soi correctement. Et, une fois n’est pas coutume, accordez-vous du temps pour vous-même. »
Shri Mataji Nirmala Devi, programme publique, Maison de la Mutualité, Paris, 06/06/1982
Sculpture: Michal Trpak, "atheist prayer"
La page de l'artiste Michal Trpak
Publié par dictionnaire sahaja yoga

mardi 13 juin 2017

La joie de l'Esprit sera connue de tous

« La joie réside en nous dans un autre royaume dont nous ne sommes pas conscients. Au niveau de la conscience humaine, nous ne pouvons pas ressentir cette joie. La conscience humaine n'est jugée que par nos projections mentales. Toutes nos expériences sont basées sur la satisfaction de notre ego ou de nos conditionnements. Nous projetons notre mental, imaginons quelque chose et nous nous mettons à le suivre. Toutes les institutions humaines ne sont rien d‘autre que des projections du mental qui est un mythe limité.

Nous nous identifions à différentes sortes d'idées, de pensées, de théologies, qui sont toutes des projections mentales. Tous ceux qui sont venus avec une plus grande conscience, nous avons dissous leur message dans ces projections mentales. Même les grandes écritures ont été transcrites à travers ces projections mentales. Mais cet mental qui est une chose limitée, ne peut pénétrer le subtil, là où nous devons trouver la source de la joie, l'Esprit.
Comme vous le savez, si vous devez étudier la microbiologie ou l'histologie, vous devez utiliser un microscope. De même, si vous devez connaître les forces et les lois divines, la façon dont elles agissent, vous devez d'abord devenir l'Esprit.

La projection mentale peut parfois être très dangereuse. Cela peut former une grande barrière, loin, très loin de la réalité. Pour transcender cette barrière, il faut oublier son mental pendant un instant. Mais tout ce qui est inconnu n'est pas divin. Si quelqu’un est un fou, lui aussi a oublié son mental, mais il n'est pas divin. Ou une personne possédée n'est pas non plus quelqu’un ayant une compréhension divine. Il faut donc comprendre que, quand on dit: "Vous devez savoir", cela ne signifie pas que vous devez savoir les choses au moyen du mental. Vous devez les connaître avec votre Esprit. C’est pourquoi il est très important de devoir éveiller son Esprit en soi-même.

Or, nous avons tant de méthodes artificielles avec lesquelles nous nous mettons à croire que notre Esprit s’est éveillé. Par exemple, en Inde, nous avons une coutume appelée "yajno pavita", c’est lorsqu’on dit que "cet enfant est devenu un brahman" ce qui signifie une âme Réalisée. Nous avons, parmi les chrétiens, le baptême. Ce n'est pas un événement réel, c'est juste, juste une dramaturgie artificielle. De même, ils ont, dans l’islam, des rituels, idem pour la religion juive. Chaque religion a le problème de s’adonner à des rituels artificiels.

Alors, quel est le véritable rituel? Si nous devons devenir l'Esprit, c'est définitivement par un processus de l’évolution. Si c'est un processus de l’évolution, il doit s'agir d'un processus vivant. Logiquement, alors, ce véritable processus d’évolution dépasse les êtres humains. Comment sommes-nous devenus des êtres humains à partir d'amibes? Pouvez-vous le concevoir? Nous étions tous des amibes, de petits animaux unicellulaires et aujourd'hui nous sommes des êtres humains! Qu'avons-nous fait pour devenir des êtres humains? Rien, c’est totalement un cadeau. Tout a été si spontané et vivant. Donc, tout ce qui doit vous arriver doit se faire spontanément. Toutes les choses spontanées sont vivantes. Rien de ce qui est mort n’est spontané. »
Shri Mataji Nirmala Devi, programme publique, Maison de la Mutualité, Paris, 06/06/1982
Publié par dictionnaire sahaja yoga

dimanche 11 juin 2017

Quand la science rencontre la religion


« En Russie, les gens ont, en quelque sorte, l’esprit très large. Non seulement cela, mais les scientifiques surtout, ont l’esprit très ouvert et ont été très opprimés. Ils ont donc essayé de découvrir les choses les plus subites, pas seulement en découvrant des choses en chimie ou sur certaines propriétés physiques de la lumière, mais ils ont voulu s’intéresser à l’aspect le plus subtil et ils ont déjà acquis une grande connaissance des auras – les auras autour des mains, les auras autour du corps.
Ils ont fait tant de recherches et leurs résultats ont été acceptés dans le monde entier.

Or, cet homme (Anatoli Akimov), était un spécialiste, Je pense, parce qu’il est très connu, c’est quelqu’un de très connu et qui a un poste très important. Il a dit s’occuper de 150 organisations. C’est quelqu’un de très humble et très agréable. Et quand il a présenté cette découverte, J’étais d’une certaine façon heureuse car scientifiquement, si cela est prouvé, alors personne ne peut le remettre en question.
Il a déjà écrit un livre, plein d’algèbre complexe, sur ce qu’il voulait prouver. Il a dit qu’il y a un vide - au-delà de la conscience, il y a du vide et c’est dans ce vide seulement que vous pouvez connaître la vérité, et une fois que tout ceci devient la réalité, c’est une science- et c’est ainsi que cela a été transformé en science.
Il a montré beaucoup de mes photographies - surtout celle où énormément d'énergie sort de mon Sahasrara - quand nous étions sur un bateau (en Grèce).
Il a donc déclaré: "Elle est la source de toute l'énergie cosmique" - et c'est ce qu'est l’Adi Shakti. C'est elle qui crée tout. Toute l'atmosphère que nous connaissons est très artificielle mais quand vous comprenez ce qu'elle a fait, la première chose qu'elle fait- et J’en ai aussi parlé dans mon livre, J'ai écrit à ce sujet - mais J'aimerais vous dire que sa première, dirais-Je, manifestation, est sur le canal gauche. C'est la manifestation de Mahakali. Alors, elle vient sur le système de Mahakali - le canal gauche, et c'est là qu'elle a créé Ganesha. Shri Ganesha est créé car il est pureté, il est innocence et bienveillance – il fallait créer cela avant qu’elle ne crée l'Univers.
Donc la première chose qu'elle fait, c'est de créer Shri Ganesha et elle s'installe (dans la Kundalini primordiale). Ensuite, elle remonte, bien sûr, dans le corps du Virata, puis elle tourne et s’élève sur le côté droit – sur l'autre canal et là (en tant que Mahasarasvati), elle crée tous les univers, comme vous dites, les bhuvanas (les mondes). Un univers, il y a 14 bhuvanas – c'est-à-dire, beaucoup, beaucoup d'univers forment un bhuvana. Et elle crée toutes ces choses sur le canal droit. Puis elle remonte et ensuite redescend pour créer tous les chakras – les adi chakras (chakras primordiaux) ou les pitas (sièges).
Elle descend, fait tous ces pitas et ensuite elle s'installe en tant que Kundalini. Mais l’Adi Shakti n'est pas entièrement la Kundalini, on peut dire que la Kundalini en est une partie. Le reste du activité est bien plus que cela. Donc, bien que nous l'appelions l'énergie résiduelle, c’est à dire qu’après avoir parcouru tout ce voyage, elle fait un tour et se loge en tant que Kundalini. En raison de cette Kundalini et de ces chakras, elle crée une zone que nous appelons les chakras dans le corps. Tout d'abord, elle crée ces chakras dans la tête - nous les appelons les pitas de ces chakras. Et puis, elle descend et crée ces chakras, qui sont dans le corps du Virata.
Ensuite, une fois que cela s'est produit, elle crée des êtres humains. Mais pas directement – elle passe par le processus évolutif et c'est ainsi que commence l'évolution, puis commence à se développant à partir de la minuscules petits microorganismes dans l'eau qui se mettent à évoluer.
Alors, quand elle crée l'eau, et qu’elle crée tous les univers, elle choisit cette Terre Mère car c’est le meilleur endroit pour jouer son processus évolutif et là, elle créé ces petits organismes microscopiques. Bien sûr, J'ai tout détaillé dans mon livre et quand il livre sera publié, vous pourrez voir que l'hydrogène, le carbone et l'oxygène, ainsi que toutes ces choses ont été mélangées et voir que l'azote entre en jeu et comment débute un processus de vie. Tout cela, Je l'ai fait dans un autre livre que Je vais écrire maintenant. Je veux dire, Je l’ai pratiquement fini mais il reste d’autres chakras à traiter.
Maintenant, avec ce qui se passe, vous voyez, il y a une chose c’est quoi que J'écrive, maintenant les gens n’en douteront pas, ils sauront que c'est un fait scientifique et que ce que Je dis est un fait. »
Shri Mataji Nirmala Devi, Adi Shakti Puja, Cabella, 21/06/1998

L’Adi Shakti crée les pithas au deuxième stade de la création, le Vaikuntha, dans le cerveau de l’Être primordial. C’est un stade où les hommes n’existent pas et où le corps du Virata n’est pas totalement déployé. Ensuite, elle descend le long du corps du Virata et en descendant laisse une partie de son énergie dans la Kundalini primordiale. Elle remonte ensuite le long du canal gauche puis passe sur le canal droit pour créer.

Le livre dont Shri Mataji parle est "Le livre de l’Adi Shakti", qui a été écrit principalement entre 1975 et 1977 et publié en 2013, bientôt en français. Il relate largement la création du monde. Les chapitres sur les autres chakras n’ont finalement pas été écrits. On voit ici qu’en 1998, Shri Mataji avait bien l’intention de le publier puisqu’il était déjà "pratiquement fini".
Publié par dictionnaire sahaja yoga

samedi 10 juin 2017

Bandhan puis Ganesha Atharva Shirsha




Vidéo: Bandhan puis Ganesha Atharva Shirsha
Publié par dictionnaire sahaja yoga

vendredi 9 juin 2017

Ne faites pas d'acupuncture

« Tout d'abord, vous ne pouvez pas payer (pour la Réalisation), premièrement, si c'est véritable. Parce que c'est trop vrai pour être acheté. D'accord?
La première chose, c’est cela. Et la deuxième chose, c’est que tout ce que vous obtenez devrait vous transformer complètement en une personne magnifique : votre santé doit s'améliorer, votre esprit doit s'améliorer, vous devriez être quelqu’un de bon, votre tempérament doit changer, vos habitudes doivent changer, vos priorités doivent changer, vous devriez être quelqu’un qui est maître de lui-même, au lieu d'aller voir cet homme ou ce gourou, c’est à dire, de devenir quelqu’un de pire, c'est ce qui arrive. Comment cela peut-il être?
Et la Réalisation ne peut pas s’atteindre via la rationalité parce que la rationalité est limitée. C'est un état d'esprit dans lequel vous devez plonger. C'est une actualisation qui vous arrive. Quelque chose de réel devrait vous arriver. Vous ne pouvez pas simplement le rationaliser en disant: "Oh, je suis Dieu, je suis Brahma." Comment le devenez-vous? Supposons qu’assise ici Je dise: "Je suis la reine Elizabeth". Je me ferais arrêter et mettre en prison.  
Rires.
Vous comprenez mon point de vue? Donc, tous ces gourous font la même chose. Et maintenant, vous voyez, vous avez des problèmes avec cela. Vous pouvez voir maintenant que vous avez tous ces problèmes à cause de cela. Maintenant, s’il vous plait, mettez-vous à quelque chose de véritable.  
Shri Mataji rit
La dame: À quoi devrais-je me mettre?
Shri Mataji: Vous devriez vous mettre à Sahaja Yoga.
D'accord?
Maintenant, laissez tomber l'acupuncture pour un temps, c’est un truc horrible. C'est un scandaleux, Je vous le dis, cela abîme la Kundalini d'autrui. Leur chance de recevoir la Réalisation est diminuée, vous ne voudriez pas faire quelque chose comme ça ? C'est très mauvais, c’est très mal, cela attaque la base des êtres humains. N'importe laquelle de ces techniques, n’importe lequel de ces gourous, c’est tout pareil.
Vous pouvez apprendre l'homéopathie, l'homéopathie est bien meilleure, mille fois meilleure que l’acupuncture si vous voulez guérir les gens. L'homéopathie est mieux, elle est beaucoup plus adaptée à la nature humaine. Vous pouvez apprendre l’Ayurveda, vous pouvez apprendre l'une de ces choses. Mais, Je ne peux pas comprendre du tout cette acupuncture.
Les Chinois ne l'utilisent pas en Chine, vous vous imaginez? En Chine, ils ne l’utilisent pas.
La Dame: Si ils l’utilisent.
Shri Mataji: Non, ils vous mentent, ils ne l’utilisent jamais. Je suis allée en Chine populaire, ils ne l’utilisent pas. Ce sont des mensonges.
Ils ne croient pas en Lao Tseu. Ils ne croient pas du tout en lui en Chine populaire. Ils ne croient pas en Lao Tseu.
Ils ne l’utilisent tout simplement pas, ils ont d'autres thés et ceci et cela et ils utilisent certaines racines dans un style plus ayurvédique, mais pas l'acupuncture, ils ne l’utilisent pas. Je suis allée moi-même en Chine populaire.
Je leur en ai parlé, ils m’ont dit: Lao Tseu, c’est quelqu’un d’inutile. Vous voyez, car après Lao tseu, très peu de gens ont obtenu la Réalisation.
Et l’acupuncteur, il lui faut savoir quels sont les centres dans la main et où ils se trouvent. Ils utilisent également de mauvais points, ce sont des points du système sympathique. Ils n'utilisent pas les points corrects qui sont ceux du système parasympathique. Mais cela, vous n’en avez pas besoin après la Réalisation. Pourquoi devriez-vous faire de l’acupuncture? Tout va bien, d’accord ?
Shri Mataji Nirmala Devi, système sympathique et parasympathique, Dollis Hill, Angleterre, 24/04/1980
Peinture : Under the shell there is a human, de Michal Trpak, République Tchèque
La page de l'artiste Michal Trpak

Publié par dictionnaire sahaja yoga

jeudi 8 juin 2017

Vivez de manière incouciante

Sahaja Yogini: Est-ce que la chaleur indique toujours un problème de cancer?
Shri Mataji: De cancer? Non non non non. Non non non, non non. La chaleur indique un problème de foie, principalement de foie, d’accord? Et de cancer aussi, c’est quand les cellules font de l’ego, vous voyez, chez une personne qui a trop d’ego. La personne pense trop, travaille très dur, c’est à dire que son foie est suractif. Vous voyez?
Car un seul centre doit s’occuper du foie, du pancréas, de la rate, des reins et de l'utérus. Imaginez. Et ce même centre doit s’occuper des cellules du cerveau, ce même centre, le chakra du Swadisthan. Quand il doit s’occuper de ces deux choses, naturellement, si on commence à trop penser, alors que se passe-t-il? Le reste est négligé. Ainsi vous développez des problèmes de foie, vous développez des problèmes de reins, vous développez du diabète, vous développez des troubles de l’utérus. Vous voyez? Toutes ces choses peuvent arriver.
A part cela, cela va plus loin; à ce moment-là, si vous en faites trop, alors votre côté gauche se met à geler.
Coupe dans la bande audio.
Toute société portée sur l’ego vous donnera plus de crises cardiaques. Mais quand l'ego se développe trop dans une société, les gens commencent à le voir, alors ils en ont peur, puis ils doivent boire, juste pour fuir cet ego, ils ne peuvent pas supporter de se voir eux-mêmes si égoïstes. Alors ils boivent, ils prennent à la drogue, ou autres choses pour fuir parce qu'ils ne peuvent tout simplement pas supporter l'ego des gens. Ils découvrent qu'il y a de stupides idiots, vous voyez, tout autour. Ils ne veulent donc pas être comme eux; alors ils font l’inverse. Quand ils vont sur le côté opposé, ils vont sur le côté gauche.
Or, en se retrouvant sur le côté gauche, les deux étant vraiment combattus, il y a un vacillant qui se produit dans le cerveau; c’est à cause de cela que l’on développe tous ces problèmes. Mais si vous n'êtes que porté sur le côté gauche, il se peut que vous ne lisiez que Lord Byron et vous pouvez atterrir dans un asile de fous! C’est possible. J'ai vu quelqu’un comme ça, qui ne lisait que du Lord Byron car il ne fait que vous rendre malheureux. Lui-même, était un homme très bizarre, mais il veut que tout le monde soit misérable, vous voyez, et il chante toujours des chansons tellement pleurnichardes. Je veux dire un tel homme, Je ne sais pas comment il a développé ce genre de mélodrame, mais J'ai rencontré des gens qui sont venus me voir et qui n’avaient fait que pleurer en lisant ce Lord Byron. Lui-même appréciait beaucoup la vie.

Il faut donc adopter une attitude très, très judicieuse et saine envers la vie. Savoir que vous êtes la vie éternelle, que vous êtes l'être éternel et que vous êtes venus sur cette terre pour profiter de toutes les bénédictions que Dieu a créées et non pour sangloter, pleurer ni vous sentir coupables. Ce n'est pas votre fonction. La première chose, c’est la sagesse. Et vous n’allez pas non plus vous rendre malheureux à cause de petites choses sans importance de la vie.
Comme l'autre jour, J'ai vu une histoire très intéressante au sujet d'une épouse et de son mari qui se disputaient et finissaient par divorcer. Et le pauvre mari n'avait pas de maison, vous voyez. Alors il est allé chez son frère dont l'épouse est très tatillonne sur tout. Elle avait trois animaux domestiques. Donc, il ne pouvait poser ses affaires nulle part car elle dirait: "Non non, non, non, non! Il y a un autre animal ici!" Encore une fois, le pauvre être reprenait ses affaires. Ensuite: "Non, non, non, non, non! Pas ici! Il y a un autre animal de compagnie". Puis, encore une fois comme cela, vous voyez. Elle s’inquiétait tout le temps de petites choses de la vie sans importance. En plus, cela peut créer un problème d'ego.
Vivez de manière très insouciante. Rien n'est si important. Mais cela ne signifie pas la paresse. Je dois vous dire que cela ne signifie pas la "PA-RE-SSE". Épelez ce mot en lettres majuscules, vous tous. En aucun cas, cela ne signifie pas cela. Cela signifie faire un travail acharné mais dans la joie. Et de ne pas s’impliquer dans des choses qui n'ont aucune importance, des choses vaines.
Voyez, la joie est là pour vous. Pourquoi vous inquiétez-vous de ces choses? Elles ne sont pas pour vous.
N'est-ce pas? »
Shri Mataji Nirmala Devi, système sympathique et parasympathique, Dollis Hill, Angleterre, 24/04/1980

Le chakra du Swadisthan droit et celui du Nabhi droit gèrent l'organe du foie (entre autres). Le travail du Swadisthan est très important car il consiste aussi à produire des cellules graisseuses qui iront nourrir le cerveau. Il faut donc bien s’occuper de ce centre en prenant régulièrement des bains de pieds.
Sculpture : Escape into reality (what does a painting thinks?) de Michal Trpak, République Tchèque
La page de l'artiste Michal Trpak

Publié par dictionnaire sahaja yoga

mercredi 7 juin 2017

Comment savoir à quel moment jouer ou écouter un raga?


Dans la musique classique indienne, chaque raga se joue à un moment spécifique du jour, le raga dépend de l’humeur liée à la partie de la journée, par exemple à l'aube, de bon matin, dans la matinée, en fin de matinée, à midi, l’après midi, en fin d'après-midi, au crépuscule, le soir, en fin de soirée, à minuit, durant la nuit.
Certains ragas sont aussi liés aux saisons. Par exemple, les ragas qui appartiennent à la catégorie "Malhar" peuvent être chantés à tout moment pendant la saison des moussons. Les associations traditionnelles par rapport aux saisonx sont:
- Mousson ou été: raga Megh,
-Automne: raga Bhairav
-Hiver : raga Malkauns
-Printemps : raga Hindol.

Il y a deux notes principales  ou "swar" qui donneront la couleur du raga c'est-à-dire son ambiance: "vaadi Swar" la plus importante et "anuvadi swar" la deuxième plus fréquemment utilisée dans la composition du rage. C'est ainsi qu’un raga est plus efficace si on le joue au moment qui est en accord avec le swar.
Les 24 heures de la journée sont divisées en 2 parties:
1.En commençant par la nuit, de minuit à midi, c'est la période appelée "Poorva Bhaag". Les ragas chantés dans cette période sont appelés "Poorva Ragas".
2. En commençant par l’après midi, de midi à minuit, c'est la  période appelée "Uttar Bhaag". Les ragas de cette période s'appellent "Uttar Ragas".
De même, la gamme, appelée "saptaque", se décompose en deux parties. La première, de Sa à Ma (Sa Re Ga Ma) s'appelle "Poorvang" ou partie antérieure d'un raga.
La deuxième, de Pa à Sa (Pa Dha Ni Sa) s'appelle "Uttarang" ou partie postérieure du raga.

Ragas Poorvang Vaadi:
Les ragas dont la note la plus importante (vaadi) se situe dans la partie antérieure de la gamme (Sa Re Ga Ma) s'appellent "poorvang vaadi ragas". Ces ragas sont donc joués dès minuit et durant la nuit jusqu'à midi.

Ragas Uttarang Vaadi:
Les ragas dont la note la plus importante (vaadi) se trouve dans la partie postérieure de la gamme (Pa Dha Ni Sa) s'appellent "uttarang vaadi ragas". Ces ragas sont donc joués de midi jusqu'à minuit.
Ainsi, il suffit de connaître la note principale du raga pour estimer le moment où le raga sera le plus efficace.

Plus sur : https://www.swarganga.org/
Publié par dictionnaire sahaja yoga

mardi 6 juin 2017

O Re Piya



Voici la version de Seven Eyes
Vocal - Tanya Wells
Guitare - Paulo Vinícius
Tambours - Marcelo Moraes
Bass - Sérgio Oliveira




Voici la version originale du film ‘Aaja Nachle’ avec l'interprétation de "O Re Piya" par Rahat Fateh Ali Khan sur une musique de Salim-Sulaiman et des paroles de Jaideep Sahni

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dimanche 4 juin 2017

The seed, par le groupe Seven Eyes



Voix - Tanya Wells
Guitare - Paulo Vinícius
Violoncelle - Isaac Andrade

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